Cet acteur explique pourquoi il a rejoint Harry Potter malgré la polémique
Après huit saisons à veiller sur le royaume de Westeros depuis son mur et à affronter des marcheurs blancs dans Game of Thrones, Kit Harington s’apprête à affronter un tout autre genre de créatures: de jeunes sorciers de deuxième année et l’ego démesuré de Gilderoy Lockhart.
L’acteur britannique de 39 ans a rejoint la deuxième saison de la nouvelle adaptation de Harry Potter produite par HBO, dans laquelle il interprétera le très narcissique professeur de Défense contre les Forces du Mal. Un personnage incarné par Kenneth Branagh dans Harry Potter et la Chambre des secrets, sorti en 2002, et qui aurait dû être initialement campé par Nicholas Hoult, avant de devoir se retirer pour des problèmes d’agenda.
Invité mercredi dans l’émission américaine Today, Kit Harington a expliqué pourquoi il avait accepté de rejoindre une franchise qui reste entourée de controverses en raison des prises de position de son autrice J.K. Rowling sur les personnes transgenres. L’acteur n’est pas entré dans le débat, préférant évoquer son attachement personnel à la saga.
«Je suis fan de Harry Potter depuis toujours», a-t-il coupé court. Une passion née pendant son enfance et qu’il a retrouvée à l’âge adulte grâce aux livres audio, qu’il assure écouter «tous les soirs» pour s’endormir.
D'autres acteurs vent debout
D’autres membres du nouveau casting ont en revanche pris position beaucoup plus clairement. Bel Powley, qui incarne Petunia Dursley, a déclaré être «en profond désaccord» avec les opinions de J.K. Rowling sur le genre et estimé que la communauté trans méritait «sécurité, dignité, respect et une acceptation totale».
Paapa Essiedu, le nouveau Severus Rogue, a de son côté signé avec plus de 400 professionnels du secteur une lettre ouverte en faveur d’une meilleure protection des personnes trans. Nick Frost, qui campe Hagrid, a assuré que ses opinions et celles de Rowling ne «s’alignent en aucune manière», tandis que John Lithgow, futur Dumbledore, a qualifié les positions de l’autrice d’«ironiques et inexplicables», tout en refusant de quitter la série.
Le fossé ne date d’ailleurs pas de la nouvelle adaptation. Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint, les trois vedettes des films originaux, ont tous publiquement pris leurs distances avec les positions de Rowling et exprimé leur soutien aux personnes transgenres.
Eddie Redmayne, star des Animaux fantastiques, s’est également opposé publiquement à l’autrice. Rowling, de son côté, récuse l’accusation de transphobie et affirme défendre les droits fondés sur le sexe biologique.
Motus et bouche cousue
Quoi qu'il en soit, contrairement à ceux qui s’interrogent sur la nécessité de refaire Harry Potter à peine quinze ans après la fin de la saga cinématographique, Kit Harington semble convaincu par le format choisi par HBO. «J’adore les films, mais avec cette formule, ils peuvent vraiment explorer les livres en profondeur», a-t-il expliqué, estimant que le projet était «une excellente idée» pour le «passionné de lecture» qu’il est.
Le Britannique suivait d’ailleurs le développement de la série depuis un certain temps et assure avoir voulu en faire partie dès le départ.
Sans oublier que l'école de sorcellerie Poudlard aura des airs de déjà vu: en 2025, l'acteur prêtait déjà sa voix à Gilderoy Lockhart dans les éditions audio intégrales de Harry Potter. Ne reste plus qu'à trépigner pour voir comment, après la voix, il prêtera ses traits à l'insupportable professeur de Défense contre les Forces du Mal.
Interrogé sur le tournage, Kit Harington a simplement confirmé que l’équipe était déjà «en plein» dans la deuxième saison, avant de plaisanter sur le niveau de confidentialité imposé par HBO.
L’acteur rejoint une distribution emmenée par Dominic McLaughlin dans le rôle de Harry, Arabella Stanton dans celui d’Hermione et Alastair Stout dans celui de Ron. La première saison sera diffusée dès le 25 décembre 2026. (mbr)
