Divertissement
Etats-Unis

Ce sac Louis Vuitton de MSCHF a été vendu une fortune

Une miette peut valoir un océan - ou du moins, une grosse liasse de billets.
Une miette peut valoir un océan - ou du moins, une grosse liasse de billets.image: instagram @MSCHF

Devinez combien ce sac de la taille d'une miette a été vendu

Spoiler alert: beaucoup trop.
03.07.2023, 16:4803.07.2023, 17:24

Vous êtes du genre à voyager léger? Alors vous auriez pu vous offrir ce micro micro (micro) bag de luxe, quasiment invisible à l'oeil nu. Il faut un microscope pour admirer cette œuvre d'art lilliputienne qui mesure 657 x 222 x 700 micromètres.

Cette «miette» esthétique a été mise aux enchères en ligne dès le 19 juin, lesquelles ont débuté à 15 000 dollars. Pour une conclusion de transaction à... 63 750 dollars (un peu plus de 52 000 francs)! Comme on ne cesse de le répéter, ce n'est pas la taille qui compte.

Se moquer - de façon rentable

La pièce a été façonnée par MSCHF, un collectif créatif new-yorkais basé à Brooklyn. Le sac a été créé à partir de résine grâce à un processus appelé polymérisation à deux photons (santé!), une sorte d'impression 3D pour des objets microscopiques, nous éclaire le New York Times. Cette technologie est utilisée pour fabriquer de minuscules modèles et structures mécaniques.

Sa couleur d'un vert vif et sa légère translucidité sont destinées à rendre ses détails plus visibles lorsqu'il est éclairé par le bas, sur une lame de microscope.

La miette se moque - de façon très lucrative, tout de même - de la tendance dite des «microbags».
La miette se moque - de façon très lucrative, tout de même - de la tendance dite des «microbags». image: twitter

Sous lentille grossissante, l'on peut en effet déceler sur la surface de la sacoche le populaire monogramme Louis Vuitton, bien que le collectif n'ait reçu ni la grâce, ni l'accord de la grande maison de luxe française pour son utilisation. Une petite transgression qui est assez usuelle pour le collectif, qui affectionne les coups marketing controversés. En 2021, MSCHF s'était retrouvé en bisbille judiciaire avec Nike pour sa vente de baskets modifiées contenant une goutte de sang humain.

Comme l'a expliqué le directeur des créations de MSCHF, Kevin Wiesner, dans les colonnes du New York Times en juin:

«Nous pensons qu'il vaut mieux demander pardon que la permission»
source: new york times

En reprenant les codes de la mode, tout en les détournant, le collectif fondé en 2019 vise à parodier - et dénoncer - les absurdités de la culture de consommation. D'où le fait que les artistes ne rêvent que d'une chose: que leurs créations, de leurs propres mots, «ne soient pas trop respectées». Pensant au futur propriétaire du «sac-uscule», le boss de MSCHF a glissé au quotidien new-yorkais:

«J'espère presque que quelqu'un le mangera»
Et bon appétit, bien sûrnew york times

Si vous vous baladez dans les rues de Brooklyn cet été, regardez tout de même sous vos semelles: lors de leur création, certains des échantillons de sacs envoyés pour être examinés par la marque étaient si petits qu'ils ont été égarés par l'équipe.

(jod)

Voici la nouvelle maison des Bennifer (à 61 millions de dollars) 👇🏽

1 / 14
Voici la nouvelle maison des Bennifer (à 61 millions de $)
partager sur Facebookpartager sur X

La mode, version copeaux et bières tièdes 👇🏽

Vidéo: watson
Ce thriller sur les secrets de Facebook est d’utilité publique
Seize ans après The Social Network, Mark Zuckerberg en reprend pour son grade dans The Social Reckoning. Le temps où il ne s’agissait que de se faire des amis semble bien loin.
De l’eau a coulé sous les ponts depuis le film The Social Network (2010), tout comme Facebook, passé d’une plateforme sociale, amicale et familiale à un empire numérique capable d’influencer l’opinion et de faire basculer des gouvernements. Seize ans plus tard, ce second volet dépeint une création ayant viré au monstre. C'est désormais «l'heure des comptes», comme le suggère le terme «reckoning» présent dans le titre.
L’article