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5 choses à retenir du voyage du roi Charles aux Etats-Unis

WASHINGTON, DC - APRIL 28: Great Britain's King Charles meets with President Donald Trump in the Oval Office of the White House on Tuesday, April 28, 2026 in Washington, D.C. Charles was set to d ...
Presque un crime de lèse-majesté: Trump effleure la jambe du roi.Image: The Washington Post

L'opération séduction de Charles III a offert un «sursis temporaire»

Entre les couacs diplomatiques, les traits d'humour et les messages politiques appuyés, Charles III a navigué avec habileté lors de sa visite d’Etat à haut risque aux Etats-Unis. Mais malgré la complicité affichée avec Donald Trump, les tensions transatlantiques pourraient rester intactes.
01.05.2026, 11:0701.05.2026, 11:07

Charles III et son épouse Camilla ont achevé jeudi leur visite d’Etat de quatre jours aux Etats-Unis, un déplacement qui s’annonçait délicat au niveau diplomatique mais qui s’est déroulé sans accroc, ponctué par des plaisanteries remarquées du monarque britannique. Voici cinq choses à retenir de leur séjour.

Les opposés s’attirent

Bien qu’ils aient des caractères très éloignés, Charles et le président Donald Trump, âgés respectivement de 77 et 79 ans, ont semblé partager une certaine complicité. Donald Trump a déclaré dans un discours à la Maison-Blanche que sa défunte mère, d’origine écossaise, avait «un faible» pour Charles, alors prince de Galles, ce qui a déclenché un rire gêné de l’intéressé.

En même temps, quand on les sait cousins...

Le monarque a également été photographié en train de rire dans le Bureau ovale lorsque Trump s’est penché pour lui tapoter le genou. Or, le protocole veut que l’on garde ses distances avec un membre de la famille royale.

«Il y a une bonne entente entre eux, car je pense que Charles est un diplomate très habile»
Le commentateur royal
Richard Fitzwilliams, auprès de l’AFP

Humour anglais

Lors du dîner d’Etat sous les ors de la Maison-Blanche, Charles a multiplié les plaisanteries, qui ont déclenché les rires de l’assistance. Le roi a comparé la démolition controversée de l’aile Est par Donald Trump à l’incendie de la Maison-Blanche par les troupes britanniques en 1814.

Le monarque a également fait référence aux propos tenus en janvier à Davos par le président selon lesquels, sans le soutien américain durant la Seconde Guerre mondiale, les pays européens parleraient allemand. Puis il a glissé: «Oserais-je dire que, sans nous, vous parleriez français?».

Messages clairs

Lors de son discours prononcé devant le Congrès, Charles III a, de manière diplomatique, fait passer plusieurs messages au sujet des conflits en Ukraine et en Iran, de la part du gouvernement britannique, dans un contexte de tensions entre Donald Trump et le Premier ministre Keir Starmer. Il a exhorté les Etats-Unis à rester résolument aux côtés de leurs alliés occidentaux, ajoutant qu’une «détermination sans faille» était nécessaire pour garantir une «paix juste et durable» en Ukraine.

epaselect epa12920394 Britain's King Charles III addresses a joint session of Congress in the US Capitol in Washington, DC, USA, 28 April 2026. King Charles III and Queen Camilla are visiting the ...
Le souverain, face à un Congrès uni et silencieux comme rarement.Keystone

Ces dernières semaines, Donald Trump a critiqué les dirigeants européens, leur reprochant d’avoir refusé de soutenir les frappes israélo-américaines contre l’Iran, et a menacé de retirer les Etats-Unis de l’Otan. Moments embarrassants – Trump a jeté un pavé dans la mare en affirmant que Charles «aurait probablement aidé» les Etats-Unis dans leur offensive militaire contre l’Iran.

Le président a critiqué à plusieurs reprises le Royaume-Uni pour ne pas s’être joint aux frappes initiales et a multiplié les attaques contre Keir Starmer. Trump a également affirmé que Charles partageait son avis sur la nécessité d’empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire, alors que les conversations avec le roi sont habituellement tenues secrètes.

Par ailleurs, avant leur rencontre à New York, le maire de la ville, Zohran Mamdani, a appelé Charles à «rendre» le diamant Koh-i-Noor, que l’Empire britannique avait emporté du sous-continent indien en 1849, réclamé par New Delhi.

Réconciliation en vue?

Le quotidien The Times a salué la performance de Charles comme une «leçon magistrale de diplomatie». Reste à savoir si cette visite d’Etat permettra de réparer les relations entre Donald Trump et Keir Starmer, comme l’espèrent les autorités britanniques.

«Cela peut offrir au Royaume-Uni un sursis temporaire face à Trump, mais ne modifiera pas fondamentalement ce qui demeure une soi-disant 'relation spéciale' très fracturée»
Evie Aspinall, à l'AFP

Si ce déplacement a mis en lumière le fait que «Trump éprouve une réelle sympathie pour la famille royale, il reste profondément frustré par le gouvernement britannique», ajoute-t-elle. Richard Fitzwilliams partage cet avis: la visite d’Etat «a pu donner une image positive des choses (…) mais il y a énormément de points de désaccords», résume-t-il.

(mbr avec afp)

Des images des doigts saucisses du roi Charles III

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Des images des doigts saucisses du roi Charles III
Les doigts rouges et boudinés du roi Charles III font souvent le buzz sur Internet.
source: getty images europe / max mumby/indigo
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Vidéo: watson
Le couronnement du roi Charles III, en images
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Le couronnement du roi Charles III, en images
Charles III et la reine Camilla, fraîchement couronnés, au balcon de Buckingham Palace, le 6 mai 2023.
source: getty images europe / max mumby/indigo
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En usant de son influence et de son charme sur Donald Trump avec subtilité, intelligence et audace, le roi Charles III a rempli sa mission et prouvé une chose importante: non seulement la famille royale a encore un rôle à jouer en politique, mais elle s'avère indispensable pour servir les intérêts du Royaume-Uni.
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