C'est le meilleur défouloir de cette fin d'année
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Les premières courses visibles dans l’univers Star Wars sont apparues avec La Menace fantôme en 1999, qui avait également donné naissance à un jeu d’arcade à succès: le célèbre Star Wars Episode I: Racer. Vingt-sept ans plus tard, le studio Fuse Games a décidé de recréer un jeu basé sur cet univers sportif et de l’étoffer quelque peu. Comme en Formule 1, on traverse la galaxie en long et en large pour se mesurer à nos adversaires à bord d’engins taillés pour la vitesse, rouillés ou non, dans des environnements dangereux et retors où il faudra faire preuve de bons réflexes, à défaut d’avoir recours à la Force.
Pour ce faire, le jeu nous met donc dans la peau de Shade, une ou un pilote qui vient aider son ami Darius Pax, lui-même le créateur de cette Ligue de Course Galactique. Mais voilà, le tournoi est menacé par l’omniprésence du champion, le bien nommé Kestar Bool, qui commence à prendre trop de place. Celui-ci est issu d’une famille très riche qui n’hésite pas à lui fournir de l’argent et tout ce qui se fait de mieux en matière de technologie. C’est donc grâce à Darius Pax et Hibi, la mécano à quatre bras, que Shade prend part aux qualifications pour entrer dans la ligue.
Une progression persistante
Le mode campagne de Star Wars Galactic Racer est basé sur des courses à remporter avec un système nommé «run-based», inspiré des rogue-lite. Au lieu de simplement enchaîner des circuits dans un mode championnat classique, la progression du joueur s'articule autour de tentatives uniques appelées des «runs». Le jeu mélange la course arcade classique avec cette structure originale, où chaque tentative demande de composer avec des bonus et malus inattendus tout en améliorant son bolide.
Vous disposez donc d'une carte avec des étapes et des chemins différents ainsi que des améliorations vous permettant d'optimiser les véhicules et les compétences débloquées en chemin. Et je constate que ce système de jeu est le meilleur moyen de profiter un maximum de l’univers, et de prolonger la durée de vie du titre.
Dans le monde de Star Wars Galactic Racer, il existe donc trois types de véhicules: les Speeders classiques, les Speeder Bikes et les Skim Speeders, sorte d’hybrides entre le Podracer et le Speeder. Les fameux modules Pods sont également présents dans des compétitions dédiées, dont celle de Mos Espa sur Tatooine qui permet de revivre la course iconique de La Menace fantôme. Pour progresser, il va falloir améliorer les statistiques de vos véhicules afin de les rendre plus résistants, plus rapides, de leur offrir un meilleur turbo, etc.
Ça décoiffe et ça ne pardonne pas
Le jeu est beau. On commence sur Jakku et ses dunes de sable à perte de vue, déchirées par des carcasses de vaisseaux détruits de l’Empire. Une procédure de démarrage du speeder sous forme de QTE chronométré nous permet de démarrer notre véhicule. Une certaine immersion s’en dégage qui nous donne cette sensation d’être un pilote qui sait ce qu’il fait.
Le départ est donné et tous les véhicules se jettent vers l’avant. On fonce au milieu de ce terrain de jeu immense avec nos adversaires à nos trousses, au risque de voir notre véhicule exploser. C’est une scène que vous verrez malheureusement trop souvent, pris dans le feu de l’action, et la vitesse.
Les courses ne sont jamais très longues. Comptez cinq à six minutes en moyenne pour les plus longues, mais chacune d’entre elles est plus intense que la précédente. Si l’on casse trop souvent notre véhicule durant une course – entre trois et sept vies environ selon la difficulté – ou si l’on termine quatrième ou moins bien dans une course à élimination, on perd notre jeton de participation et on doit recommencer depuis le début.
Dans les duels en piste, on sent très fortement l’influence des jeux Burnout, notamment avec les crashs très (trop) longs, qu’il s’agisse des vôtres ou de ceux de vos adversaires.
A la fin de chaque course, on reçoit, selon les épreuves, soit des points d’amélioration, soit des kits conférant des effets passifs à notre véhicule, comme un système ralentissant la surchauffe ou un bouclier qui s’active automatiquement selon la vitesse. On dispose également de capacités offensives ou défensives à utiliser durant la course.
On peut enfin recevoir des malus qui, dans certaines conditions, deviennent des avantages et peuvent complètement changer la donne.
Du caviar pour les fans
Les circuits et les environnements sont magnifiques et parfaitement exploités par Fuse Games. On trouve le sable de Jakku, la neige d’Ando Prime, qui a pour effet de refroidir les moteurs plus rapidement, nous empêchant de contrôler efficacement notre véhicule à moins de passer par des tunnels chauffants. Sur Sentinel, le survol prolongé de ses immenses fleuves d’acide finit par endommager la mécanique de votre engin.
Rien n’est laissé au hasard, et c’est au joueur de décider s’il veut prendre le risque de couper une trajectoire, quitte à perdre le fil de la course. Rien de très grave, mais cela peut se révéler frustrant selon la position et la situation du joueur.
Entre chaque planète, on se retrouve à pied à déambuler dans un paddock galactique où se côtoient extraterrestres, humains et robots. Comme dans les roguelikes, cette phase fait office de boutique, dans laquelle vous pourrez réparer certaines pièces ou acheter et vendre des kits et des améliorations. On peut également croiser la plupart des pilotes et protagonistes de la ligue, discuter avec eux ou simplement les entendre parler, histoire d’approfondir le lore et l’univers du jeu.
Comme tous les jeux estampillés Star Wars, celui-ci dispose de ce qui se fait de mieux en matière de musique. Merci au compositeur Gordy Haab qui, avec son expérience notamment sur Jedi: Survivor et Battlefront, nous livre ici une musique parfaitement adaptée.
Fuse Games frappe un grand coup en proposant enfin un jeu qui parvient à mélanger plusieurs genres qui semblaient encore incompatibles il y a quelques années. Star Wars Galactic Racer vous attrape par le col et vous installe dans un speeder que vous ne voudrez plus quitter, même lorsque celui-ci sera détruit.
+ L’intensité des courses
+ L’univers Star Wars
+ Pépite visuelle et sonore
– Visibilité parfois confuse
– Trop de crashs et d'accidents
