Zara Larsson a conquis Montreux à coups de déhanchés
Quelques secondes avant que les lumières ne s'éteignent, une excitation palpable envahit la salle. Soudain, les premiers accords de Call Me Maybe de Carly Rae Jepsen retentissent, signalant l'arrivée imminente de Zara Larsson. A l'écran, un montage vidéo montre les coulisses où les danseuses s'époumonent, en parfaite résonance avec la foule en délire qui reprend le refrain à tue-tête. Enfin, à 22 heures précises, la star fait son entrée sur scène.
Dès les premiers instants, la scénographie captive le regard: un décor immersif plongé dans une forêt baignée de mille couleurs crée une véritable communion avec la nature. Cette ambiance fait écho à son clip Midnight Sun et aux paroles «Connected, I'm so in touch with it all», établissant un univers visuel qui accompagne le spectacle du début à la fin.
Cette atmosphère est toutefois entrecoupée par un interlude visuel aux codes des grandes villes et des clubs, soulignant la dualité chère à l'artiste, qu'elle explore dans nombre de ses titres.
L'ambiance est électrique et survoltée. Dès les premiers morceaux, tels que Midnight Sun, Can't Tame Her ou encore Lush Life, l'unanimité se crée et le public reprend les paroles en chœur, sans la moindre hésitation. Si chacun connaît les textes sur le bout des doigts, créant des moments de complicité où les amis se donnent la main, la foule sort aussi ses téléphones pour immortaliser la «high note» interminable de l'artiste. Cette atmosphère donne immédiatement le ton de la soirée.
Entre deux morceaux, la chanteuse prend le temps de complimenter le public:
Elle salue également la beauté du patrimoine de Lavaux, déclarant: «This is such a beautiful place», une remarque qui provoque des applaudissements instantanés. Juste avant d'interpréter Eurosummer, elle rappelle son attachement au continent:
Une énergie débordante
Tout au long du spectacle, les chorégraphies occupent une place centrale. Les danseuses disposent même d'un moment iconique qui leur est dédié, où elles se présentent en dansant. Quant à Zara, elle ne cesse de danser pendant l'intégralité du concert.
Cette énergie débordante garantit un show phénoménal qui amplifie l'ambiance des titres les plus festifs, tandis que les passages plus calmes offrent un contraste bienvenu.
C'est dans ces instants que l'on mesure l'expérience de l'artiste: après près de treize ans de carrière, son vrai talent se déploie avec une aisance déconcertante, tant vocale que chorégraphique.
Le concert alterne ainsi entre séquences très rythmées et respirations plus intimistes, sans jamais perdre le fil. Introduisant un moment plus émotionnel par un «sentimental moment, please», la chanteuse fait même monter un fan sur scène pour reprendre le refrain de Lush Life, relançant l'ambiance avant un final porté par une version alternative de Midnight Sun, que toute la salle chante à pleins poumons.
Après une heure de spectacle, Zara Larsson salue le public, remercie chaleureusement son équipe et quitte la scène sous une longue ovation. Elle laisse l'image d'une artiste maîtrisant parfaitement son art, portée par une présence scénique affirmée et une succession de titres fédérateurs qui ont maintenu l'énergie jusqu'au bout.
