PinkPantheress a transformé le Stravinski en fête géante
Il est 22 heures lorsque la chanteuse PinkPantheress débarque sur scène. La DA est posée, on dirait presque la structure de la tournée Eusexua de FKA Twigs qu’on a eu la chance d’aller voir au Montreux Jazz Festival l’année passée. Une structure en métal en forme de carré qui s’emboîte et se sépare au fur et à mesure.
La foule est en délire lorsque les danseurs et danseuses entrent dans le Stravinski, qui a eu de la peine à se remplir malgré une programmation de qualité. Mais l’expérience est d’autant plus agréable, puisqu’il est facile de se mouvoir dans la salle. Très vite, elle enchaîne ses titres phares; elle n’a pas peur de spoiler sa setlist et la foule chante fort, très fort.
Tellement fort que les premières minutes sont recouvertes par les voix des spectateurs. Elle lance en français son tout premier «Bonjour, bonsoir!», un clin d'œil qu’on apprécie toujours avant d’aller chercher un bouquet de roses qu’elle distribue à ses fans. Qui lui rendent bien, puisqu’elle reçoit plusieurs fanarts, notamment un dessin qu’elle montrera fièrement durant la chanson.
Le concert mêle beaucoup de danse et de jeux d’ombres, qui rendent le tout très esthétique. Sa personnalité pétillante, oscillant entre sensualité et touches d’humour, la rend très attachante.
Elle nous présente sa team, notamment son DJ, qui est un personnage à lui tout seul. Dans un élan un peu plus calme, la jeune femme est allongée sur la scène, un petit écho à ses premières compositions réalisées dans les couloirs de l’Université d’Arts à Londres. Un moment «calme» qui est vite oublié lorsque son DJ reprend la main pour un petit interlude qui transforme la salle en giga rave, qui donnera le ton jusqu’à la fin.
C’est après une heure et cinq minutes de performance que la chanteuse nous remercie, en français, puis quitte la scène de manière plutôt abrupte. De quoi laisser les fans un peu sur leur faim. Malgré cela, la Britannique de 25 ans a assuré un show bourré de hits et d’énergie.
