Il y avait une invitée surprise pendant le show de Bad Bunny
Les shows les plus attendus sont parfois les plus décevants. Ce n'était définitivement pas le cas de celui de Bad Bunny, au moment d'assurer l’animation de la célèbre mi-temps du Super Bowl. Le Portoricain de 31 ans a livré un spectacle mémorable, avec nombre de tableaux, danseurs, feux d'artifices et apparitions surprises, le tout sur fond de fierté latino.
C'est d'ailleurs dans un décor imprégné de traditions portoricaines que Bad Bunny a décapsulé sa prestation, errant au milieu de champs de maïs, entre des chapeaux pava et vendeurs ambulants, avec son titre Tití Me Preguntó.
Tandis qu'il poursuit avec quelques-uns de ses tubes reggaeton incontournables, perché sur le toit de La Casita (la maison rose traditionnelle portoricaine devenue un élément essentiel de ses concerts), c'est un véritable défilé de stars et d'apparitions surprises qui prend place sous les yeux ravis de millions de fans et téléspectateurs.
Parmi les convives: Jessica Alba, Karol G, Pedro Pascal, Cardi B ou encore l'influenceuse Alix Earle, qu'on soupçonne d’être la nouvelle petite amie du joueur retraité de la NFL, Tom Brady.
Et puisque Bad Bunny est d'une efficacité redoutable, les internautes se sont demandé si le chanteur ne s'était pas improvisé prêtre entre deux chorégraphies, en célébrant les épousailles d'un couple. A vous de juger:
Un tableau qui cède bientôt la place à la surprise ultime de la soirée: Lady Gaga herself, dont la présence sur la scène du Super Bowl est restée secret d'Etat jusqu'à la dernière minute. La chanteuse a enchanté le public avec une version salsa de sa chanson «Die With a Smile».
Puis c'est au tour du chanteur Ricky Martin de prendre la relève aux côtés de Bad Bunny, pour entonner «Lo Que Le Pasó a Hawaii».
Si le spectacle était moins politique qu'attendu, Bad Bunny ne serait pas Bad Bunny sans quelques piques subtiles à l'administration Trump.
Alors que la mi-temps touche à sa fin, le drapeau portoricain sur l'épaule, l'artiste braille la célèbre maxime «God Bless America!» (les très rares mots anglais qu'il prononcera au cours de ce show quasi exclusivement espagnol), avant de dérouler le nom de... tous les pays d'Amérique latine.
Derrière lui, un grand écran vidéo affiche un message:
Tandis qu'il achève sa performance sur une ultime déclaration, toujours en espagnol («Nous sommes toujours là!»), Bad Bunny jette à la caméra un ballon de football: «Ensemble, nous sommes l'Amérique».
Sans aller jusqu'à insulter le président américain en direct, cette mi-temps haute en couleur, la première jamais assurée par un artiste latino, n'en restera pas moins l'une des plus politiques de toute l'histoire du Super Bowl.
Ce qui n'a pas pour autant apaisé Donald Trump: «Personne ne comprend un mot de ce que dit ce type», s'est agacé le chef de l'Etat, sur son réseau Truth Social quelques minutes après la prestation de la star.
