Une étrange rumeur circule sur Bad Bunny
«Hé, tu savais toi que Bad Bunny portait un gilet pare-balles aux Grammys?» Quand ma belle-fille de 15 ans se pointe à la cuisine, mercredi soir, l'air aussi sûr d'elle qu'indigné, l'ado très connectée me prend au dépourvu. Un gilet pare-balles? Et je serais passé à côté de cette info, après avoir passé ma journée à écumer Page Six et TMZ? «Je n'ai pas de source», précise-t-elle, face à mon haussement de sourcils. «Ce sont les gens sur TikTok.»
Les indices du gilet pare-balles de Bad Bunny
Si aucun média people établi n'a évoqué un quelconque gilet pare-balles, en effet, les réseaux sociaux sont en feu. Nombre de TikTokers évoquent cette possibilité avec l'assurance de détectives open source.
@user4804414066716 Why Did Bad Bunny Wear a Bulletproof Vest to the Grammys.#fyp #usa #foryour #badbunny #grammys ♬ original sound - AriaCrawford
@5forglencoco this is so sad n i hope it’s not true #fyp #foryou #grammys #grammys2026 #badbunny ♬ dusk till dawn - gabut woi
@seanbailey35 Do you know what's wrong with Bad Bunny?#usa #celebrity #badbunny #grammyawards #fyp #foryoupage ♬ original sound - seanbailey35
Et il faut admettre que plusieurs éléments plaident en faveur du gilet de protection. A commencer par la carrure étrangement carrée du chanteur portoricain de 31 ans, qui ne semblait pas particulièrement à l'aise au moment de rafler ses trois Grammys.
Certains soulignent également sa surprise au moment d'être accosté par-derrière par Lady Gaga (était-il en état de survigilence ou très inquiet pour sa sécurité?). Pendant que d'autres notent une légère «bosse» pointant sous sa chemise blanche - une bosse que l'artiste a même tâtée lors de son allocution très scrutée et très politique sur scène.
Une allocution très politique...
Et c'est peut-être ce même contexte politique à couteaux tirés qui appuie le plus la thèse d'un gilet pare-balles. Opposant virulent au président américain Donald Trump, dont il dénonce haut et fort la police de l'immigration (ICE), c'est un Bad Bunny plus engagé que jamais qui a exhorté le public à ne pas propager la haine, mais à privilégier l'amour.
En portant un gilet pare-balles, le Portoricain suivrait ainsi les traces de son meilleur ennemi, Donald Trump, qui en a glissé sous ses costards à plusieurs reprises après ses deux tentatives d'assassinat, en 2024. Ses prédécesseurs, Joe Biden et Barack Obama, en ont fait de même à certaines occasions sensibles.
En septembre dernier, Erika Kirk, la veuve du militant conservateur Charlie Kirk, décédé sur un campus américain, avait affirmé avoir supplié son mari à plusieurs reprises de prendre cette précaution lors des prises de parole. Il avait refusé.
Alors que les raids ultra-violents de l'ICE se multiplient à travers les Etats-Unis, rien d'étonnant à ce que le personnel de sécurité de figures médiatiques soit sur les dents.
Un Superbowl sous tension avec Bad Bunny
Bad Bunny n'est d'ailleurs pas encore arrivé au bout de ses angoisses, puisqu'il se produira ce dimanche au Levi's Stadium de Santa Clara pour le show de la mi-temps du Super Bowl, au plus grand déplaisir de Donald Trump et de ses adeptes MAGA.
Si les autorités de la région ont fait part de leurs inquiétudes concernant la présence d'agents de l'ICE dans la région et autour du stade, la Ligue nationale de football (NFL) a toutefois affirmé mardi au New York Times qu'elle ne s'attendait pas à un raid. «Aucune opération de contrôle de l'ICE n'est prévue», a affirmé Cathy Lanier, responsable de la sécurité de la NFL. «Nous en sommes convaincus.»
En attendant, rien ne prouve que Bad Bunny a porté ou portera un gilet pare-balles lors de ces deux évènements très scrutés. Dans une vidéo d'essayage publié par Vogue sur YouTube, la veille de la cérémonie des Grammys, il n'est fait aucunement question d'une protection rapprochée.
Seulement de bijoux Cartier et d'un vêtement gainant pour affiner la taille, glissée sous ce costard - qui est déjà entré dans l'histoire de la mode comme la première création de haute couture masculine de la maison Schiaparelli.
Dans tous les cas, une chose est sûre. La sécurité du chanteur le plus politisé du moment n'a pas fini de donner des cheveux blancs à ses fans.
