On connait le prochain clash entre William et Harry
«Loin des yeux, loin du coeur», dit le dicton. C'est tout particulièrement le cas du prince William avec son frère cadet. S'il pouvait espérer vivre sa vie sans (trop) s'inquiéter des frasques d'Harry et Meghan lorsque ceux-ci vivaient à des milliers de kilomètres de son royaume, leur traversée retour complique passablement les opérations.
Du jour au lendemain, les assistants du palais de Kensington ont dû commencer à éviter soigneusement tout conflit d'agenda potentiel, rencontre fortuite sur tapis rouge ou au détour d'un évènement caritatif. Car, pour l'heure, il n'est pas question pour William de changer de stratégie. A savoir: faire comme si son frère n'existait pas.
Never complain, never explain
Si elle peut paraître cruelle, l'héritier du trône applique cette même tactique pour tous les membres un peu trop remuants de sa noble famille. Pas plus tard que la semaine dernière, alors que les révélations explosives de son oncle et la publication des extraits les plus croustillants de ses mémoires faisaient le ravissement des tabloïds, William a conservé un silence de circonstance.
Interpellé par des journalistes lors d'un engagement à Londres, le prince de Galles affichait l'air imperturbable et la ferme intention de ne pas être entraîné dans les polémiques du frère de Lady Di, le comte Spencer.
Discipliné et déterminé à faire les choses à sa manière: discrètement, froidement et loin des gros titres. Une illustration par le geste de la vieille maxime royale que lui a inculquée sa grand-mère, la défunte reine Elizabeth II.
Un documentaire imminent
Or, s'il en est un qui n'applique plus ce noble concept depuis des années, c'est bien le prince Harry. Et selon plusieurs proches et auteurs royaux bien informés, le jeune frère turbulent envisagerait de produire un tout nouveau documentaire sur Lady Diana, à l'occasion des 30 ans de sa disparition. De quoi, assurément, fourguer quelques maux de tête à son aîné.
D'autant qu'il y a un peu moins de dix ans, les princes se tenaient côte à côte pour présenter un projet similaire, réalisé en commun. Un hommage à la fois intime, poignant et émouvant qui marquait à l'époque le vingtième anniversaire de l'accident de voiture du pont de l'Alma. Les frères y évoquaient avec franchise leur chagrin, leur perte et leur apprentissage de la vie sans leur mère.
Or, selon le Daily Mail, à l'époque de son avant-première au palais de Kensington, William aurait formulé une ultime réflexion, aux accents définitifs:
«Celui de proches amis que vous n'avez peut-être jamais entendus auparavant, celui de ceux qui la connaissaient le mieux et celui de ceux qui veulent protéger sa mémoire et rappeler aux gens qui elle était», avait conclu le prince, âgé à l'époque de 34 ans.
Une promesse solennelle, mais aussi, le croyait-on à l'époque, une sorte de pacte scellé entre les deux frères encore extrêmement proches.
N'en déplaise à cette vieille promesse, Harry, qui envisage différentes manières de rendre hommage à Diana et à son héritage, se projetterait pourtant dans un projet solo. Si le projet n'a pas encore été confirmé, le documentaire pourrait être réalisé par Archewell Productions, la société de production de Harry et Meghan, qui a un accord de priorité avec Netflix pour ses projets cinématographiques et télévisuels.
A en croire le Daily Mail, Harry aurait déjà sollicité la participation de plusieurs amis et proches de Diana et entamé les démarches quelque temps avant son retour au Royaume-Uni, fin août. L'un d'eux confie au média britannique qu'on lui aurait notamment demandé d'évoquer la passion de Diana pour la musique – ce qu'elle aimait écouter et sur quoi elle aimait danser. D'autres personnes ont également abordé des sujets liés à sa jeunesse ou différents aspects de la personnalité de la princesse.
Du côté de William, ce projet soulève une question plus fondamentale: peut-il accepter de laisser à son frère rival au moins une partie de l’héritage de leur mère? Un frère qui n'a pas hésité, ces dernières années, à se poser comme un digne successeur de sa mère, un outsider engagé, défendant des causes comme l'éducation, la lutte contre le VIH ou marchant au-devant des mines antipersonnel en Afrique.
De fait, l'héritier du trône aurait conscience que laisser cette histoire entre les mains d'un cadet déterminé à en contrôler le récit n'est peut-être pas la meilleure stratégie.
Alors que son père, Charles III, vieillit et que la perspective de porter la couronne se rapproche, le prince de Galles prend de plus en plus conscience du poids de l'histoire et de l'héritage de sa mère. Quoi qu'il en soit, rappelle l'expert de la royauté Richard Kay, il est au moins une chose dont Harry n'aura jamais le pouvoir: rétablir le titre d'Altesse Royale de Diana, afin qu'il puisse être inscrit sur sa pierre tombale.
Une idée déjà suggérée en son temps par Elizabeth II avant d'être rejetée par le frère de Lady Di, Charles Spencer. Et qui pourrait séduire William, en cas de clash avec son truculent frère cadet.
