«Il croit tout savoir»: le prince William agace même son père
C'est un secret de moins en moins bien gardé par le palais de Kensington: pour le dire poliment, le prince William est doté d'un caractère de cochon. Notez l'attitude affichée envers son frère cadet. Alors que Charles III s'efforce depuis des mois d'arrondir les angles avec Harry, malgré les nombreuses attaques et trahisons de ce dernier, du côté de William, les initiés sont formels: encore envahi par la rage et la rancune, ceux qui imaginent encore que le prince adressera un jour la parole à son frère se bercent d'illusions.
Selon des proches du prince de Galles, ce dernier irait jusqu'à faire pression sur Charles III pour que le monarque abandonne toute tentative de réconciliation, abandonnant Harry à son triste sort et sa vie confortable de Montecito.
Un manque de clémence qui, vous en conviendrez, fait tache pour un futur roi. Il ne s'agirait toutefois pas là du seul défaut de William. Selon plusieurs experts et observateurs des Windsor interrogés dans Page Six, le prince de Galles, souvent décrit comme caractériel, exigeant, voire impitoyable, flirterait aussi volontiers avec l'arrogance.
Cette attitude a pu crisper son père, comme le confirme le spécialiste de la famille royale Robert Jobson au tabloïd américain: «Il y a eu des divergences d'opinions et quelques problèmes il y a deux ans.»
A cela s'ajoute la rivalité bien documentée entre le palais de Kensington et celui de Buckingham Palace, exacerbée par une soif d'attention médiatique inétanchable de part et d'autre. On ne compte plus les fois où des conflits d'agenda ou deux évènements trop proches ont généré tensions et jalousies entre les deux maisons royales indépendantes.
Pour ne rien arranger, père et fils partagent le même caractère, selon un ancien membre du personnel au Times: capricieux, Charles comme William sont sujets à des crises si les choses ne sont pas faites à leur goût.
Des temps difficiles
Toutefois, malgré ce qu'on qualifie comme des «batailles éternelles», des sources affirment que le monarque et son héritier savent également se montrer courtois l'un envers l'autre. «Ils se rencontrent régulièrement et discutent, il n'y a pas de problème majeur», nuance Robert Jobson.
Il faut dire que tous deux ont connu leurs lots d'épreuves, ces dernières années. Après le départ fracassant d'Harry et Meghan de la Firme, puis le décès d'Elizabeth II et la transition délicate du pouvoir, père et fils ont dû affronter les attaques incessantes du clan Sussex. A cela se sont ajoutés les cancers à la fois de Charles et de Kate, début 2024, puis les fantômes de l'affaire Epstein et le scandale du prince Andrew.
Autant de coups durs qui les ont rapprochés, selon l'auteur Russell Myers, dans une nouvelle biographie William et Catherine, La nouvelle ère de la monarchie: Les coulisses de la relation. «Bien que le roi aime ses deux fils de la même manière, sa relation avec le prince de Galles s'est renforcée au cours de la période difficile traversée par la famille suite aux conflits extérieurs», affirme une source dans son ouvrage.
Une chose est sûre: avant de devenir roi, William devra surmonter les éventuels différends avec son père et être capable de ravaler ses frustrations. De bon gré ou non, «Charles et lui savent qu'ils doivent collaborer», note Robert Jobson dans Page Six. «De nombreuses décisions prises par Charles auront des répercussions sur William.»
Quant à l'affirmation selon laquelle William serait persuadé d'en savoir plus que quiconque, le spécialiste Hugo Vickers estime que cela pourrait être précisément ce qui ferait de lui un monarque fort: «Nous devrions lui donner une chance. Il pourrait être un roi exceptionnel.» Au prince de Galles de tout en mettre en œuvre pour le devenir.
