«LOL: qui rit, sort!» est toujours aussi drôle, mais déçoit sur un point
La nouvelle édition de l’émission phare de la plateforme Prime Video est sortie ce vendredi 24 avril. Ou plutôt, les trois premiers épisodes, puisque la suite est prévue pour le 1er mai.
On se réjouissait donc de découvrir notre fraîche fournée d'humoristes, qui ont comme mission une chose bien peu naturelle pour leur état: l'interdiction de rire à la blague d'autrui. Eh oui, cette règle est bien celle qui fait le sel de ce concept, et qui a fait ses preuves sur cinq saisons.
Le casting nous en met plein la vue, malgré un bémol de taille: cette saison ne compte que deux femmes. Un poil dommage, si l'on sait que de nombreuses humoristes féminines auraient tout à fait eu leur place dans ce cercle des initiés.
Ce point mis à part, il nous a tout simplement été impossible de ne pas rire aux blagues des pro du stand-up chevronnés que voilà: Marine Leonardi, Elena Nagapetyan, Jérémy Ferrari, Arnaud Tsamère, Baptiste Lecaplain, Kad Merad, Jonathan Lambert, Paul Mirabel, Paul de Saint Sernin, Alban Ivanov, et enfin, l'excellent humoriste belge GuiHome.
Dans cette édition au décor tout beau, tout neuf et ultra-clinquant, on a également retrouvé l'atout maître abattu par les candidats quand ils sentent que c'est le moment de faire vaciller l'audience: la carte Joker. Et il faut l'avouer, certains ont rivalisé d'imagination pour faire craquer leurs rivaux. A l'instar de Kad Merad, qui a déboulé en excentrique échevelé, dévoilant sa demi-lune au passage.
Mdr le personnage de Kad Merad il m'a tué 🤣 Énorme #Lolquiritsort pic.twitter.com/EEsCU4orUx
— LeTacleurGentilOuPas (@MartinA65312137) April 24, 2026
On a également pu découvrir la force comique de l'étoile montante du rire «familial», Marine Leonardi, qui a réussi un coup de maître en poussant un autre candidat dans ses derniers retranchements - mais on ne vous spoilera pas, on n'est pas comme ça.
Il faut l'avouer, au niveau individuel, tout le monde y a mis du sien. Les personnalités se démarquent, on adore les interactions habituelles qui n'ont ni queue ni tête, les petits sketchs qui explosent çà et là, et les techniques que chacun adopte pour éviter d'exploser de rire. Ainsi, cette sixième saison remplit son cahier des charges: la tension monte, les téléspectateurs ne peuvent s'empêcher de rire à la place des pauvres candidats, et le rythme est extrêmement bien mené par la poigne joviale mais déterminée de Philippe Lacheau.
Deux atouts sous-exploités dans la saison 6
Cependant, on en attendait bien plus des deux nouveautés stars de la saison. Pour commencer, cette année, les candidats sont groupés en duo - et l'on compte un trio. Les équipes sont réparties ainsi:
- Kad Merad et Jonathan Lambert
- Jérémy Ferrari, Arnaud Tsamère et Baptiste Lecaplain (le fameux trio)
- Paul Mirabel et Alban Ivanov
- Marine Leonardi et Paul de Saint Sernin
- Elena Nagapetyan et GuiHome
Ces plateaux d'experts de la bonne humeur ne peuvent que marcher. D'un côté, Kad et Jonathan font frémir l'idée que c'est dans les vieux chaudrons qu'on fait les meilleures soupes à la grimace. Le trio diabolique Jérémy Ferrari, Arnaud Tsamère et Baptiste Lecaplain fera sans aucun doute des victimes entre humour noir et sketchs dévastateurs, même s'il est resté en retrait jusqu'à présent.
On nous a servi de l'humour à la sauce pince-sans-rire avec la paire inattendue Marine Leonardi et Paul de Saint Sernin. Elena Nagapetyan et GuiHome sont restés à la bonne franquette. Et enfin, le mix explosif «attitude nonchalante/énergumène imprévisible» du duo Paul Mirabel et Alban Ivanov a déjà fait ses preuves.
Cela dit, ce mécanisme en équipe n'a pas amené grand-chose au scénario. En réalité, à part le fait que certains candidats étaient un peu stressés en voyant leur compagnon de fortune sur le point de craquer - à l'instar de Jérémy Ferrari, plutôt nerveux en remarquant que Arnaud Tsamère a la «riguenette» facile - on a l'impression que le potentiel de ce nouveau format est encore largement sous-exploité.
Pour le Parisien, il s'agit carrément d'une règle «parasite» qui amène des «injustices» quand l'un des candidats se fait éliminer alors qu'il a été «irréprochable». On n'ira pas jusque-là; un sport en équipe amène forcément des frustrations, mais permet également de beaux moments de partage. On a, par exemple, apprécié la complicité qui s'est installée entre Alban et Paul Mirabel, et la dynamique au sein du trio infernal. Par contre, on n'a pas vraiment le temps d'explorer les coulisses de leur relation. Donc, au final, cela ne nous change pas grand-chose par rapport aux saisons précédentes.
Un autre atout qui est aussi utile que la fausse cheminée sur le plateau: on ne comprend vraiment pas en quoi la nouvelle «conspi room», pièce dans laquelle les humoristes doivent échafauder des plans encore plus «redoutables», est vraiment pertinente. Elle n'est filmée qu'en catimini, et on peine à y voir une véritable plus-value. La botte secrète, qui consiste à contacter Philippe Lacheau via une vieille botte en plastique, est loin d'avoir réussi à nous décrocher un sourire plus avenant que de coutume.
Néanmoins, restons bons joueurs: on a beaucoup ri au fil de ces trois premiers épisodes, qui annoncent malgré tout une sixième saison tout à fait épique. De plus, la prochaine salve devrait commencer par la carte Joker de Jérémy Ferrari, qui a d'ores et déjà annoncé que le pire de son humour acide va faire des ravages. Et on sera bien entendu devant nos écrans pour le vérifier.
Les trois premiers épisodes de la sixième saison de «LOL: qui rit, sort!» sont disponibles sur Prime Video. Vous pourrez découvrir les trois prochains dès le 1er mai.
