Le sexe pendant les vacances de Noël cache un sombre secret
Il semblerait que les vacances de Noël soient propices à la chose coquine. Autrement dit, aux galipettes sous les draps. Selon le New York Times, il y a chaque année un pic d'activité sexuelle pendant les agapes gourmandes de fin d'année, entre Noël et Nouvel An. En tout cas chez nos amis habitant outre-Atlantique.
Comme résumé de façon poétique:
Si cet état d'esprit charnel semble résonner harmonieusement avec le relâchement des vacances, il semble qu'il n'en est rien. Le recours pressé au batifolage cacherait parfois une réalité plus sombre, et révélerait la face cachée de cette trêve hivernale pourtant tant attendue: le sexe serait pour certains un moyen d'échapper aux drames familiaux et au stress de Noël et du Réveillon. C'est en tout cas ce que révèle une récente étude d'un cabinet de thérapie basé à Dallas, au Texas.
En effet, la tête des vacanciers, loin de se vider, semble se remplir de multiples problèmes existentiels: comment faire plaisir à ses proches? Pourra-t-on partir au ski, et aura-t-on les moyens de ses ambitions?
L'étude révèle notamment que quelque 75 % des sondés ont cité leur situation économique comme source principale de leurs préoccupations, tandis que 32 % se sont inquiétés des difficultés relationnelles au sein de leur clan.
En réponse à ces pressions, le sexe sert de lieu de décharge émotionnelle. Comme l'explique Michael Salas, conseiller professionnel agréé et auteur principal de l'étude, «pour beaucoup, le sexe devient un moyen de gérer l'anxiété, la solitude ou une surcharge émotionnelle plutôt que le reflet d'un désir authentique.»
Ce mécanisme concerne autant les couples que les célibataires.
Mais attention, avertit Salas. «Les relations sexuelles peuvent temporairement apaiser les réactions au stress, mais les problèmes émotionnels sous-jacents demeurent non résolus.»
Eh non, la magie 🔞 de Noël n'a pas le pouvoir d'effacer les soucis du quotidien. Elle agit plutôt comme une Cocotte-Minute émotionnelle. «Les limites s’estompent, les problèmes non résolus refont surface et les gens se tournent souvent vers l’intimité pour se stabiliser émotionnellement.»
Il semblerait que les célibataires soient particulièrement enclins à aller trouver du réconfort dans les bras d'un ex (la fameuse «cuffing season»), tandis que les couples «épuisés» ont recours au sexe «pour éviter d'avoir des conversations difficiles ou pour réduire les conflits plutôt que de les affronter».
Des recherches internet qui explosent
Cette tendance se reflète bien évidemment sur la Toile. Une précédente étude avait révélé que l'intérêt pour le sexe atteignait des sommets lors des grandes célébrations culturelles ou religieuses — «sur la base d'une utilisation plus importante du mot "sexe" ou d'autres termes sexuels dans les recherches sur le Web».
Cela dit, le chercheur Michael Salas déconseille de se tourner vers des activités pornographiques comme unique source de réconfort.
«Lorsque le sexe devient le principal moyen de gérer le stress ou l'estime de soi, il peut masquer des besoins émotionnels plus profonds», précise-t-il. «C'est alors que les gens se sentent désorientés après coup: plus proches avec les autres sur le moment, mais plus distants par la suite.»
Pour bien vivre cette période, et éviter d'avoir à trouver des exutoires de toutes sortes (et à sortir les mouchoirs), il est conseillé d'apprendre à réguler ses émotions. Notamment en apprenant à reconnaître quand l’intimité est utilisée pour éviter le stress plutôt que pour le gérer.
Pour y arriver, poser des limites, créer des espaces pour l'autorégulation, se fixer des attentes réalistes en renonçant aux «vacances parfaites», et communiquer ouvertement, peut grandement aider. Enfin, normalisez les émotions mitigées, conseille Michael Salas: se sentir stressé, en insécurité ou déconnecté pendant les vacances de Noël est courant et humain.
