On a rencontré le tatoueur genevois qui soigne les âmes
C'est à Genève, dans le parc de la Grange, aux Eaux-Vives, que Kevin Khai-An, alias «La Vie Rapide», nous raconte sa vision du tatouage. Un art qui, chez lui, n'est pas illustratif, mais calligraphique.
Kevin s'adonne à l'art du tatouage depuis 2020. Il s’est fait connaître pour ses phrases et ses mots choisis, mais aussi pour l’attention qu’il porte à chaque personne qui franchit son studio. En effet, cet ancien travailleur social a gardé au centre de sa démarche la bienveillance. Chacune de ses œuvres est conçue en totale complémentarité avec son client. Ainsi, ses tatouages ne se font pas seuls, mais à deux.
Ses débuts se font d’abord dans un petit studio, avec des amis prêts à lui céder un bout de peau. Puis viennent les amis d’amis, et son aura grandit rapidement. Trois mois plus tard, il rejoint un salon professionnel. Depuis, il a fait du tatouage un véritable moment d’échange.
Ses créations prennent souvent la forme de phrases ou de mots porteurs de sens, avec le projet Raconte-moi comme fil conducteur. Un concept situé à mi-chemin entre l’art et la thérapie.
Son processus de travail consiste à offrir aux personnes qui le souhaitent un espace d’écoute et de partage avant chaque tatouage. Elles peuvent y parler de ce qu’elles traversent, de ce qu’elles souhaitent exprimer, puis choisir ensemble la phrase à inscrire sur leur peau. «Mettre des mots sur des maux», résume Kevin: c’est l’essence même de son approche.
