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Voici le programme du Montreux Jazz Festival 2026

epa12228078 British singer-songwriter Raye performs on the Lake stage during the 59th Montreux Jazz Festival (MJF), in Montreux, Switzerland, 09 July 2025. EPA/CYRIL ZINGARO EDITORIAL USE ONLY
Raye revient, avec un concert spécialement conçu pour le festival.Keystone

Voici la programmation du Montreux Jazz Festival

Le «Jazz» a dévoilé la programmation de sa 60e édition, attendue du 3 au 18 juillet prochain. Retour dans les salles historiques, alignement de poids lourds et de la nouvelle génération, pour une affiche dense, et quelques surprises sur les quais.
31.03.2026, 11:0031.03.2026, 11:05

Montreux fête ses 60 ans. Et pour souffler ses bougies, le festival revient là où il a joué ses plus belles partitions (et là où elle ne craint pas la pluie) à l’intérieur. Exit (en partie) les propositions open air, place au Centre de Congrès, à l’Auditorium Stravinski et au Montreux Jazz Lab, bref, à cette proximité un peu feutrée qui fait une bonne partie de l’ADN du festival.

Comme depuis plusieurs années maintenant, la programmation fait le grand écart entre héritage et nouveautés. D’un côté, les figures quasi institutionnelles, comme Sting, Deep Purple, Van Morrison ou encore James Taylor, qui rappellent que le festival a une histoire (et même plusieurs).

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De l’autre, une génération qui n’a pas grandi avec des vinyles live in Montreux, mais avec Spotify et TikTok: PinkPantheress, Tyla, Conan Gray ou GIVĒON.

Entre les deux, une zone tampon plutôt confortable, où se croisent John Legend, Nick Cave & The Bad Seeds, Moby ou The Roots. Des artistes suffisamment installés pour rassurer, mais encore capables de remplir une salle sans jouer uniquement sur la nostalgie.

Un mélange qui n’est pas nouveau, mais il atteint ici une forme d’équilibre assez révélatrice. Le Montreux Jazz Festival ne cherche plus vraiment à être «jazz» au sens strict, et ne s’en cache plus vraiment non plus. Il se positionne comme un carrefour, quitte à brouiller les pistes. Résultat, une programmation où les puristes pourront lever un sourcil, pendant que les autres cocheront des dates.

Dans le rétro, pied au plancher

Parce que oui, certaines soirées donnent clairement envie. Au «Strav», le 10 juillet, Yebba et GIVĒON aligneront deux des voix les plus solides du R&B actuel. Le lendemain, The Isley Brothers et The Roots proposeront un pont presque pédagogique entre soul historique et hip-hop live. Et le 17 juillet, Vulfpeck et Loyle Carner devraient offrir ce genre de soirée où tout groove sans jamais forcer.

A côté de ça, le Lab continue de jouer son rôle. On y retrouvera notamment Agnes Obel, Angus & Julia Stone ou Charlotte Cardin pour les valeurs sûres, Dove Ellis, Sienna Spiro ou kwn pour le renouvellement.

Montreux glisse aussi quelques concepts dans l’équation. Raye, de passage pour la troisième année consécutive, ouvrira les festivités avec des invités et une scénographie pensée rien que pour l’occasion. Eddy de Pretto proposera une création hybride entre musique et danse, et Cerrone viendra clôturer le tout en version symphonique. Des formats qui permettent au festival de ne pas se contenter d’aligner des noms sur une affiche.

Cette 60e édition ressemble beaucoup à ce que le Montreux Jazz est devenu aujourd’hui: un festival qui regarde dans le rétroviseur tout en enfonçant l’accélérateur. Parfois un peu lisse, souvent très efficace, et toujours capable d’aligner, sur deux semaines, des artistes qui n’ont pas grand-chose en commun si ce n’est de pouvoir, à un moment donné, de remplir une salle au bord du Léman et de la faire danser jusqu'au bout de la nuit.

Le Montreux Jazz Festival, en images d'archives:

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Le Montreux Jazz Festival, en images
Le guitariste électronique, Sascha Ring, sur scène au Montreux Jazz 2019.
source: keystone / gabriel monnet
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