Divertissement
Vaud

Au Pully Live, Jason Derulo s'est cru dans une boîte de Miami

A Pully, Jason Derulo s’est cru en boîte à Miami
Flammes, danseuses en latex, torse nu qui dégouline de sueur, hits à la chaîne et chorégraphies ultra sexy, Jason Derulo a débarqué au Pully Live Festi ...
Tout, absolument tout, évoque une boîte de nuit à Miami.Image: watson

A Pully, Jason Derulo s'est cru dans une boîte de Miami

Flammes, danseuses en latex, torse nu qui dégouline de sueur, hits à la chaîne et chorégraphies ultra sexy, Jason Derulo a débarqué au Pully Live Festival avec un show calibré pour Miami. Seul problème, le public, lui, était toujours en Suisse.
28.06.2026, 06:0828.06.2026, 06:08

Il est 22 heures lorsque le DJ chargé de chauffer la foule prend possession de la scène. Enfin... Disons que pendant une vingtaine de minutes, il enchaîne Bruno Mars, Dua Lipa, ABBA, Rihanna, Katy Perry, Martin Solveig, Fisher, re Dua Lipa. On pourrait faire la même chose avec une enceinte bluetooth et un compte Spotify.

Derrière lui, quelques palmiers en plastique tentent déjà de nous faire croire qu’on s’est téléportés sur South Beach, chaleur moite included. La qualité audio, elle, est discutable. En plus, le volume est réglé sur «on vous entend jusqu'à Evian».

A 22h24, après un mix long comme un jour sans pain et une interminable introduction vidéo, c’est partiii!

Miami style

Jason Derulo débarque enfin sur scène. Avec des flammes. Des vraies. C'est permis, ces trucs-là? Le chanteur ouvre fort avec Too Hot, enchaîne avec Wiggle au milieu de danseuses en latex, string et cuissardes, pendant qu'il transpire dans une veste en cuir alors qu'il fait encore plus de 30 degrés à Pully. Deux chansons plus tard, la veste a disparu. Ce ne sera pas la dernière.

Le décor est planté. Tout, absolument tout, évoque une boîte de nuit à Miami. Les chorégraphies sont millimétrées, les déhanchés parfaitement synchronisés et certaines séquences un peu hot rappellent ces clips que ma mère me hurlait d'éteindre sur MTV quand j'avais 12 ans.

A Pully, Jason Derulo s’est cru en boîte à Miami
Flammes, danseuses en latex, torse nu qui dégouline de sueur, hits à la chaîne et chorégraphies ultra sexy, Jason Derulo a débarqué au Pully Live Festi ...
Dans le public, on se déhanche avec moins de panache que ça.Image: watson

Jason Derulo danse, chante avec sa voix qui peut monter haut dans les aigus, alterne avec aisance entre ses danseuses et ses danseurs... Objectivement, le show est plutôt solide. Le problème ne vient pas de la scène.

Une sono qui pique les tympans

Par moments, le son est saturé, c'est franchement pénible pour l'ouïe humaine. Est-ce pour cette raison que le public semble avoir tiré le frein à main du fun? Parce qu'ils luttent tous pour leur survie auditive?

Jason Derulo déroule Whatcha Say, Swalla, Take You Dancing ou encore Spicy Margarita. Quelques légères gouttes de pluie apportent enfin un peu d'air frais. Est-ce que ça suffira à rafraîchir la foule et à la pousser à se lâcher un peu? Spoiler: non.

Quand il lance Savage Love, en revanche, la génération TikTok se réveille et reproduit religieusement la chorégraphie devenue virale. Les mômes vous lancent leurs cheveux dans la tronche sans la moindre hésitation. Des Savage.

Puis Jason Derulo reprend le morceau en version a cappella. Au moins, les bras des mômes restent en bas. Ils ne devraient pas être au lit, d'ailleurs?

Florida but make it Swiss

Sur scène, l’Américain réclame des cris, assure qu’on passe «la meilleure soirée du monde», saute, danse et enchaîne les changements de vestes (encore). Dans le public, on applaudit, on se dandine un peu, mais timidement. On est loin de l’ambiance dévergondée de la ville natale de l’artiste; la retenue est très suisse.

Vers 23h20, Jason Derulo disparaît quelques instants. Le DJ prend le relais et balance Jump Around de House of Pain. La foule jumpe… Avec retenue. Dans les premiers rangs, on donne tout, mais derrière, le frein à main est toujours bien serré.

Ouf, le chanteur revient. Avec encore une autre veste, la quatrième au moins. Qui ne survivra que quelques minutes sur ses épaules. En même temps, il a fait 37 degrés dans la journée.

Pour le final, il aligne Trumpets, Talk Dirty, Want To Want Me, et gratifie le public de Mi Chico, son dernier son. Pas mal. Puis il finit torse nu. Le bonhomme est bouillant, dégoulinant de sueur, après avoir dansé langoureusement avec ses danseuses, qui sont décidément très souples. On est vraiment en boîte à Miami, en fait.

Peu avant minuit, au moment de quitter la scène, il remercie chaleureusement le public, ses danseurs et danseuses, son DJ, ses musiciens... et Dieu, même si on ne l'a pas beaucoup vu sur scène récemment.

Jason Derulo n'a peut-être pas totalement réussi à transporter le public suisse dans sa torride Floride. Mais à le voir tout mouillé après 1h30 de show, on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir tout tenté.

Des papas tristes qui emmènent leur fille en concert

1 / 21
Des papas tristes qui emmènent leur fille en concert
source: sadanduseless
partager sur Facebookpartager sur X
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
La série «The Bear» effectue son dernier service
La saison finale de la série multiprimée sur Disney+ nous plonge une dernière fois dans les coulisses chaotiques de ce restaurant gastronomique de Chicago.
En 2022, Carmen Berzatto (Jeremy Allen White), ou Carmy pour les intimes, reprenait les fourneaux de la sandwicherie The Beef à Chicago après le suicide de son frère. Le cadet de cette famille dysfonctionnelle avait pour ambition de transformer ce boui-boui en restaurant gastronomique, étant lui-même un jeune prodige de la cuisine, passé par les meilleurs établissements. C'est ainsi que The Beef (Le boeuf) devient The Bear (l'ours), en référence au sobriquet familial, diminutif de Berzatto.
L’article