Economie
Etats-Unis

La Fed laisse ses taux inchangés, contre l'avis de Trump

Federal Reserve Chairman Jerome Powell speaks during a news conference following the Federal Open Market Committee meeting, Wednesday, May 7, 2025, at the Federal Reserve in Washington. (AP Photo/Jacq ...
Le président de la Fed, Jerome Powell, est régulièrement critiqué par Trump.Keystone

La Fed laisse ses taux inchangés, contre l'avis de Trump

Malgré les demandes de Trump, la Réserve fédérale américaine (Fed) n'a pas baissé ses taux. L'institution monétaire estime que les risques de chômage ont augmenté.
07.05.2025, 22:0007.05.2025, 22:00

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de laisser ses taux inchangés mercredi, sans surprise et en dépit des demandes insistantes du président Trump, qui veut les voir baisser alors que les Etats-Unis commencent à encaisser l'impact de ses droits de douane.

«L'incertitude concernant les perspectives économiques s'est encore accrue», selon le communiqué de la banque centrale de la première économie mondiale.

L'institution monétaire estime que les risques de voir «un chômage plus élevé» et «une inflation plus élevée» ont aussi «augmenté».

Mais pour l'heure, et même si une envolée des importations a pesé sur les chiffres du produit intérieur brut (PIB) du premier trimestre, «des indicateurs récents suggèrent que l'activité économique a continué à progresser à un rythme soutenu».

«Immense loser»

Donald Trump a qualifié le mois dernier le président de la Fed, Jerome Powell, d'«immense loser» et semblé chercher un moyen de s'en débarrasser.

Ces critiques répétées «n'affectent pas du tout notre travail», a assuré mercredi Powell, régulièrement pris pour cible par le chef de l'Etat.

«Nous considérons toujours uniquement les données économiques, les perspectives, la balance des risques et c'est tout. Donc cela n'affecte vraiment pas ni notre travail ni la manière dont nous l'exécutons»
Jerome Powell

Deux jours de conclave

La banque centrale a ainsi conclu deux jours de conclave avec comme principe cardinal de rester collé aux données économiques et éviter toute décision hâtive. Les responsables de l'institution avaient fait savoir qu'ils voulaient attendre de constater l'impact des initiatives présidentielles sur l'économie américaine.

Les marchés anticipaient donc ce maintien des taux de la Fed à leur niveau actuel (dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50% depuis décembre).

Depuis la dernière réunion de la Réserve fédérale, en mars, le président Donald Trump a déclenché un tremblement de terre économique.

Droits de douane plus élevés

Lors de ce qu'il a lui-même surnommé «jour de la libération», le 2 avril, le chef de l'Etat a érigé un mur de nouvelles taxes sur les produits importés aux États-Unis.

Donald Trump a depuis partiellement fait marche arrière et promis des «deals» avec les partenaires majeurs des Etats-Unis pour alléger la facture. Aucun n'a encore été annoncé.

Les droits de douane sont désormais beaucoup plus élevés qu'avant le début de son second mandat, et les échanges avec la Chine sont quasiment à l'arrêt.

Des responsables américains et chinois ont rendez-vous pendant le week-end en Suisse pour jeter les bases d'une négociation. (ats)

Des militants s'en prennent à Elon Musk et Tesla de manière créative.
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Droits de douane: les résultats de cette étude ne vont pas plaire à Trump
Une étude montre que les droits de douane de Trump frappent surtout les consommateurs américains, font chuter les échanges et n’allègent pas la facture des importations.
Les droits de douane imposés par les Etats-Unis frappent avant tout l’économie américaine, plutôt que les exportateurs étrangers. C’est ce que révèle une étude de l’Institut de Kiel pour l’économie mondiale (IfW Kiel), qui a analysé plus de 25 millions de livraisons représentant près de quatre milliards de dollars d’importations américaines.
L’article