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Swatch repousse encore l’investisseur activiste Steven Wood

Les Hayek écrasent encore un investisseur activiste chez Swatch

Nick Hayek, CEO Swatch Group AG, speaks during a press conference to present the annual results for 2025, Wednesday, March 18, 2026, in Biel, Switzerland. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
Keystone
La gouvernance du groupe horloger contrôlé par la famille Hayek continue de susciter des critiques parmi certains investisseurs. Mais reste en place.
12.05.2026, 12:3512.05.2026, 12:35

Le candidat au conseil d'administration de Swatch en tant que représentant des actionnaires au porteur, l'Américain Steven Wood, n'a une nouvelle fois pas été élu lors de l'assemblée générale du groupe. Sa candidature a été écartée par 79,6% des voix et soutenue par 19,2% d'entre elles.

Contre la volonté des Hayek, Steven Wood veut entrer au conseil d’administration du groupe horloger. Son credo: Swatch a besoin d’une nouvelle orientation pour s’imposer face à la concurrence mondiale ...
Steven Wood.Image: Greenwood Investors/DR

Lors du vote des actionnaires, Wood s'est d'abord imposé face à Andreas Rickenbacher, candidat désigné par Swatch, pour le poste de représentant. Wood a recueilli 80% des voix, contre seulement 46% pour Rickenbacher, selon des sources proches des actionnaires mardi.

C'est qui cet Américain?

Revendiquant 0,5% du capital-actions de Swatch Group, le fonds américain Greenwood Capital a relancé son fondateur Steven Wood dans la course au conseil d'administration, un an après une retentissante déconvenue. L'ambition de l'investisseur activiste avait en effet été freinée une première fois en 2025, par 79,2% des voix.

La firme américaine revendique l'élection d'un représentant spécifique pour les détenteurs d'actions au porteur et dénonce au passage les modalités des élections au conseil, qui lui ont barré l'accès à l'organe de surveillance.

Des reformes demandées

La candidature de Wood était notamment soutenue par la société de conseil ISS qui soulignait que les performances de Swatch sous la gouvbernance de la famille Hayek, avaient baissé ces dernières années.

«Bien que le candidat dissident ne dispose pas d'une expérience pertinente dans le secteur horloger, il apporterait le point de vue d'un actionnaire indépendant. Cela est d'une importance capitale à ce stade, car le conseil d'administration a besoin d'une voix incontestablement indépendante pour contrebalancer l'influence de la famille fondatrice.»
ISS.

Autre soutien, la fondation de placements Ethos réclamait également des réformes de gouvernance de la part de l'horloger biennois, dont un renouvellement de son conseil d'administration. «Sur les sept membres actuels, quatre (Nayla Hayek, Nick Hayek, Marc Hayek et Daniela Aeschlimann) représentent l'actionnaire majoritaire», mettait-elle notamment en avant, en dénonçant une contradiction du principe de répartition du pouvoir entre direction et surveillance.

Ses arguments ont été balayé par la direction du groupe, qui a notamment pointé le fait que Wood n'avait aucun lien avec la Suisse et que ce type d'actionnaires était déjà représenté au sein de l'organe de surveillance.

Le groupe d'actionnaires constitué autour de la famille Hayek disposait à lui seul en fin d'année dernière de près de 44% des droits de vote au niveau du groupe, reposant pour l'essentiel sur leur 62,8 millions de nominatives. Greenwood indique pour sa part disposer de 733'360 nominatives et de 30'750 actions au porteur, représentant 0,52% des voix. (jah/ats)

Il court 14 marathons d'un seul coup
Video: watson
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