Voici le déficit public américain de ce début d'année 2026
Le déficit public américain est resté quasi stable lors des trois premiers mois de 2026. La hausse des revenus, issus notamment de l'impôt sur le revenu et les droits de douane, est quasiment venue compenser une accélération des dépenses.
Entre janvier et mars, le déficit s'est établi à 164 milliards de dollars, soit quatre milliards de plus que sur la même période un an plus tôt, selon les données publiées vendredi par le département du Trésor. Aux Etats-Unis, ces mois forment le deuxième trimestre de l'année budgétaire 2026.
Sur les six premiers mois de cet exercice décalé, le déficit est en recul de 11%, soit 139 milliards de dollars, grâce à la hausse des revenus qui était intervenue entre octobre et décembre grâce aux droits de douane.
La Cour suprême a cependant annulé en début d'année une bonne part de ces derniers, ce qui devrait amener le Trésor à rembourser les entreprises pour ces surtaxes perçues. Plusieurs procédures judiciaires ont été lancées par des entreprises en ce sens, qui pourraient finir par peser à un moment ou un autre sur le budget fédéral.
Dans l'immédiat, les recettes ont progressé sur le trimestre grâce à une hausse de 7% des revenus issus de l'impôt sur le revenu, soit 26 milliards de dollars supplémentaires, et de 175% des droits de douane, ce qui représente 15 milliards de dollars en plus dans les caisses de l'Etat américain.
Dans le même temps, les dépenses sur la période en faveur du secteur agricole, notamment du fait d'un programme d'aide lancé en faveur des fermiers touchés par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, ont augmenté de 90%, soit 16 milliards de dollars de plus.
Autre poste de dépense en forte hausse, celles liées à la santé, en particulier les programmes en faveur des plus pauvres et des retraités Medicare et Medicaid, ont progressé de 10% soit 10 milliards de dollars supplémentaires.
Le prochain trimestre donnera une idée plus précise de l'état des finances du gouvernement fédéral, avril marquant traditionnellement le mois le plus important en terme de recettes, puisqu'il s'agit de celui lié aux principaux prélèvements en lien avec les impôts sur le revenu. (mbr/ats)
