Cette marque de luxe souffre à cause des Chinois
Le constructeur britannique d'automobiles de luxe Bentley a annoncé mardi son intention de supprimer 275 emplois, évoquant la faible demande chinoise, l'impact des droits de douane américains et une difficile transition vers les véhicules électriques.
Cette réduction d'environ 6% de ses effectifs intervient alors que Bentley, propriété du groupe allemand Volkswagen, a fait état l'an dernier d'une forte baisse de son bénéfice d'exploitation et d'un recul de son chiffre d'affaires.
Le constructeur évoque un «environnement de marché mondial difficile». Bentley a récemment repoussé de cinq ans, à 2035, son objectif de ne proposer que des modèles 100% électriques à son catalogue. Les emplois supprimés incluent 150 postes administratifs, le reste provenant de la fermeture de postes vacants, de la fin de contrats de sous-traitance et des départs volontaires non remplacés.
Volkswagen a indiqué la semaine dernière supprimer 50.000 emplois en Allemagne d'ici 2030, invoquant la concurrence chinoise, en particulier sur les véhicules électriques, les droits de douane américains et des coûts élevés.
Plus de 4 000 personnes travaillent sur le site historique de Bentley à Crewe, dans le nord-ouest de l'Angleterre, où le constructeur regroupe l'ensemble de ses activités, du dessin à la production en passant par la recherche et développement et l'ingénierie. (ats/fv)
