Trump a donné une conférence de presse chaotique avant Davos
D'une voix inhabituellement basse, le président américain a entamé son discours depuis le podium de la salle de presse de la Maison Blanche, bondée, en montrant des photos d'«assassins déséquilibrés» arrêtés selon lui par la police de l'immigration (ICE) et expulsé des Etats-Unis, notamment dans le Minnesota, théâtre de manifestations contre la politique du gouvernement en matière d'immigration.
Minneapolis, la plus grande ville de cet Etat, est sous tension depuis qu'une Américaine a été tuée le 7 janvier par un agent de l'ICE lors d'une opération.
Trump, qui a répété sa diatribe contre les immigrés somaliens, a tour à tour parlé de son programme économique, revendiqué d'avoir nettoyé le gouvernement fédéral, et vilipendé son prédécesseur démocrate Joe Biden.
Il a notamment cité l'inflation.
«Je ne comprends pas»
Tout cela alors que la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, restait de marbre à ses côtés.
Parlant de l'opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado, qu'il a écartée pour le moment de sa stratégie dans ce pays, il a salué «une femme incroyablement gentille».
«Nous sommes en train de discuter avec elle, et nous pourrons peut-être la faire participer d'une manière ou d'une autre. J'aimerais beaucoup pouvoir faire cela», a-t-il ajouté.
«Vous allez voir jusqu'où je peux aller»
Quant à ses relations avec les européens: «Vous allez voir jusqu'où je peux aller» pour acquérir le Groenland, a-t-il notamment prévenu, cité par Le Parisien.
Tout en affirmant: «Je pars pour Davos ce soir, comme vous le savez, nous avons beaucoup de réunions qui sont prévues sur le Groenland et je pense que les choses vont s'arranger».
Remplacer l'ONU?
Lors de son discours, Donald Trump a aussi estimé que son Conseil de paix «pourrait» remplacer l'ONU qui «n'a pas été d'une grande aide», selon lui, comme le relaient nos confrères de BFMTV.
«Vous devez laisser l'ONU continuer car le potentiel est si grand», a toutefois tenté de nuancer le président américain.
Donald Trump s'exprimait peu avant son départ mardi soir pour Davos, où il doit participer au Forum économique, qui risque d'être dominé par ses menaces d'acquérir le Groenland.
(ats/afp/dag)
