Ricola a décidé de tenir tête à Donald Trump
Ricola n'envisage pour l'heure pas de normaliser ses prix aux Etats-Unis, après les avoir relevés dans la foulée de l'éphémère imposition de droits de douane additionnels, retoqués depuis par la Cour Suprême.
«Nous n'avons pas l'intention de revenir en arrière,» a expliqué le directeur général Thomas Meier, précisant que les tarifs pratiqués outre-Atlantique n'avaient été majorés que de 10%. Le pays représente à lui seul près de 40% des recettes de l'entreprise.
La société dit toutefois suivre de près les volumes de vente. Au besoin, des promotions ciblées ou des baisses de prix ponctuelles seraient envisageables.
Remboursement demandé
Le confiseur rhénan a par ailleurs réclamé le remboursement des sommes perçues par l'administration Trump. Considérant que la manoeuvre douanière avait affecté ses affaires, Ricola a rempli l'ensemble des nombreux formulaires en vue d'obtenir un remboursement, pour lequel Thomas Meier n'a pas souhaité articuler de montant. Le groupe s'est en revanche abstenu de porter plainte.
Concernant ses perspectives d'activité aux États-Unis, Ricola anticipe une incertitude persistante. Selon Thomas Meier, celle-ci devrait perdurer même après le départ de Donald Trump. Des droits de douane datant de l'ère de Joe Biden étaient déjà appliqués sur les bonbons.
Ricola étudiera donc ses futurs modèles commerciaux pour le marché américain, en tenant compte des risques liés aux droits de douane. Cela concerne également ses nouveaux produits, comme les Drink Cubes, développés en collaboration avec Waterdrop.
(ats/acu)
