International
Etats-Unis

Sephen Miller évoque de possibles erreurs à Minneapolis

WASHINGTON, DC - JULY 26 : Jared Kushner and Stephen Miller listen as President Donald J. Trump speaks in the Oval Office as Guatemala signs a safe third country agreement to restrict asylum applicati ...
Sephen Miller, conseiller de Donald TrumpImage: The Washington Post

Un proche de Trump évoque pour la première fois de possibles erreurs

Alors que Trump tente de calmer le jeu, Sephen Miller, très influent conseiller du président américain, a admis de possibles manquements au «protocole» de la part de la police ICE à Minneapolis.
28.01.2026, 08:5428.01.2026, 08:54

Un conseiller de Donald Trump a évoqué pour la première fois mardi de possibles manquements au «protocole» de la part des policiers fédéraux de l'immigration lors de la mort par balles d'un infirmier de 37 ans pendant des protestations à Minneapolis.

Le changement de ton de Sephen Miller, très influent et radical conseiller de Donald Trump, intervient alors que le président américain a annoncé sa volonté de «désescalade» de l'opération anti-immigration dans cette ville du nord des Etats-Unis, à cran depuis la mort de deux manifestants depuis début janvier.

Notre commentaire👇

Nouvel épisode de ces tensions: l'agression mardi soir de la députée démocrate d'origine somalienne, Ilhan Omar, figure de la gauche américaine, lors d'une réunion publique à Minneapolis. Un individu s'est précipité vers l'élue en brandissant une seringue, remplie d'un liquide nauséabond non identifié, avant d'être maîtrisé par le service d'ordre.

L'agression d'Ilhan Omar 👇

Vidéo: watson

Pour honorer la promesse de Trump

Indemne, Ilhan, une des cibles favorites des attaques verbales de Donald Trump contre les démocrates, a poursuivi son discours. «Nous devons une fois pour toutes abolir» la police de l'immigration (ICE) et la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem «doit démissionner», a-t-elle dit.

La gauche américaine s'oppose au vaste déploiement à Minneapolis d'agents fédéraux venus arrêter des sans-papiers en grand nombre pour honorer la promesse de Donald Trump de multiplier les expulsions.

La mort samedi d'Alex Pretti a exacerbé les tensions et l'administration Trump a depuis changé de ton. S'agissant de la mort d'Alex Pretti, «nous examinons pourquoi l'équipe de la police de protection des frontières (CBP) pourrait ne pas avoir suivi le protocole», a déclaré mardi Stephen Miller.

Des images mettent à mal la thèse du gouvernement

Ce week-end, le chef de cabinet adjoint de Trump avait très vite pris la défense des agents de la police aux frontières qui ont abattu l'infirmier de 37 ans, en le traitant d'«assassin en puissance.»

La Maison Blanche a déclaré par la suite que Miller faisait référence à des «directives générales» destinées aux agents d'immigration opérant dans l'Etat, plutôt qu'à l'incident spécifique au cours duquel Alex Pretti a été tué. Elle a ajouté que les responsables «examineraient pourquoi des moyens supplémentaires de protection des forces n'étaient pas présents pour soutenir l'opération» visant à expulser les sans-papiers du Minnesota.

Des vidéos analysées par l'AFP et d'autres médias mettent à mal la thèse de certains membres du gouvernement selon laquelle Pretti, qui portait légalement une arme, constituait une menace pour les forces de l'ordre. Ce sont deux policiers qui ont tiré sur la victime, cinq secondes après qu'un agent a lancé «il a un flingue!», affirme un rapport préliminaire du ministère de la Sécurité intérieure transmis au Congrès et rapporté mardi par plusieurs médias américains.

Trump n'entend pas revoir sa politique

C'est désormais Tom Homan, émissaire de Donald Trump, qui est aux manettes de l'opération anti-migrants. Il a rencontré mardi des responsables locaux démocrates, très critiques des opérations d'expulsion. «Même si nous ne sommes pas d'accord sur tout, ces réunions constituent un point de départ productif», a-t-il déclaré sur la plateforme X.

Bien qu'il ait lâché du lest face à des critiques nourries, y compris dans son camp, Donald Trump n'entend pas revoir sa politique en matière d'immigration. Il a indiqué que Kristi Noem restait en place.

epa12649192 White House Border Czar Tom Homan prepares to speak to reporters at the White House in Washington, DC, USA, 14 January 2026. Homan spoke about Immigration Customs and Enforcement (ICE) ope ...
Tom HomanKeystone

Dans la principale procédure judiciaire contre l'action des agences fédérales dans le Minnesota, une juge a promis lundi une décision rapide concernant la demande du procureur général de l'Etat d'y suspendre l'opération.

La justice a aussi bloqué, tant qu'ils contestent leur détention, l'expulsion hors des Etats-Unis de Liam Conejo Ramos, 5 ans, et de son père d'origine équatorienne, arrêtés la semaine dernière. Une photo montrant le garçonnet apeuré, coiffé d'un bonnet bleu aux oreilles de lapin, le sac à dos tenu par une silhouette vêtue de noir, est devenue virale.

Liam Conejo Ramos, 5, is detained by U.S. Immigration and Customs Enforcement officers after arriving home from preschool, Tuesday, Jan. 20, 2026, in a Minneapolis suburb. (Ali Daniels via AP)
Immigra ...
Liam Conejo RamosKeystone

Un agent fédéral a par ailleurs été refoulé alors qu'il tentait de pénétrer dans le consulat d'Equateur à Minneapolis, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères du pays dont le président, Daniel Noboa est allié de Donald Trump. (jzs/ats)

Une année de Trump, c'est épuisant
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Même Melania Trump est fâchée
L’ICE avait pour mission d’être brutale et très visible. Cette propagande, incarnée par la «Barbie» Kristi Noem, s’est enrayée à la mort d’un deuxième citoyen américain à Minneapolis. La secrétaire à la Sécurité intérieure est désormais celle qui a mis du sang sur les mains du président Trump et pourrait le payer cher.
Les raids qui s’abattent depuis plusieurs mois sur les grandes villes démocrates ne devaient être qu’un spectacle. De ceux que Donald Trump affectionne tant. Un violent coup de comm’ pour faire suite à sa promesse de campagne de rendre l’Amérique meilleure, en expulsant par dizaines de milliers ceux qu’il considère comme des parasites illégaux.
L’article