Harry et Meghan lancent leur tournée de promo «désintéressée»
Ce sont des heures intenses qui attendaient Leurs Altesses, ce matin, à leur arrivée au pays des Kangourous, aux premières heures du jour. Une tournée de quatre jours qui les fera passer par Melbourne, Canberra et Sydney, où «réunions privées» et «projets spéciaux», «engagements caritatifs» et intérêts personnels se mixeront dans un curieux mélange des genres, comme seuls les Sussex savent le faire.
Entre excitation et méfiance
C'est peu dire que la perspective du retour de l'ancien couple royal en terres australiennes suscite depuis des semaines des réactions tout aussi mélangées. Près d'une décennie après leur tournée à succès en tant que jeunes mariés, en 2026, une partie de l'opinion publique s'avère nettement plus méfiante.
Ce dimanche, par exemple, le média australien The Herald Sun déplorait le fait qu'Harry et Meghan, accessoirement qualifiés d'«escrocs», ne se feraient le déplacement que pour de basses motivations «financières» et de «réputation».
Au point qu'une pétition en ligne réclamant qu'aucun soutien officiel ni financement public ne soit accordé au couple a recueilli près de 45 000 signatures. Un porte-parole des Sussex s'est hâté de préciser que le voyage était financé par des fonds privés.
Et en effet, c'est accompagné d'une équipe réduite de huit personnes et à bord d'un vol commercial (première classe) sur la compagnie aérienne Qantas que le duc et la duchesse ont fait le voyage, sans enfants et accompagnés de leur propre service de sécurité privé. Contrairement à 2018, où le couple avait séjourné dans la résidence officielle du gouverneur général d'Australie, Harry et Meghan poseront cette fois-ci bagages dans des hôtels. Presque comme le commun des mortels.
Force est de reconnaître que, malgré le specticisme ambiant, les Sussex ont déjà fait forte impression lors de leur premier arrêt, l'hôpital Royal Children's, à Melbourne. Le même centre médical pour enfants que Lady Diana et le prince Charles avaient visité 40 ans plus tôt, lors d'une tournée de 13 jours en Australie.
Selon les médias sur place, une foule compacte de familles, enfants et parents, et membres du personnel se sont pressés pour tenter d'approcher les Sussex, prendre des selfies et leur offrir des bouquets de fleurs.
Après quoi, c'est du côté d'un refuge pour femmes sans domicile fixe et victimes de violences domestiques que Meghan est allée distribuer des frittatas, avant que le couple ne se retrouve pour un un atelier créatif en famille, au Musée national des arts des anciens combattants.
On vous avait dit que leur programme était chargé.
Pas d'«autopromo»
En réponse aux accusations d'un voyage purement «intéressé» à seule vocation de se mettre en avant, une source proche des Sussex a rétorqué au Daily Telegraph que cette visite privilégie «l'écoute, l'apprentissage et le soutien des communautés plutôt que la promotion». Quant aux différentes obligations du couple, elles reflètent leur «engagement de longue date» sur ces questions à l'échelle mondiale.
Dans tous les cas, cette visite australienne n'en est pas moins opportune puisqu'elle tombe pile au bon moment, selon un informateur anonyme du Telegraph: «Ce sera une distraction bienvenue face aux absurdités qui se déroulent au Royaume-Uni.»
En effet, on apprenait le week-end dernier que Sentebale, ONG cofondée il y a vingt ans par le prince Harry, le poursuivait en diffamation devant la Haute Cour de Londres, dans la foulée d'un différend virulent avec la présidente du conseil d'administration.
En attendant, pour se changer les idées, les Sussex ont encore du pain sur la planche et de nombreuses apparitions à assurer. Qu'ils soient purement désintéressés... ou pas.
