Le jeune fils de Trump salué pour son rôle «salvateur»
Un juge britannique a loué vendredi le rôle «salvateur» du plus jeune fils du président américain Donald Trump, Barron, qui avait contacté en janvier 2025 la police londonienne pour signaler l'agression d'une amie à laquelle il venait d'assister à la suite d'un appel vidéo.
L'agresseur, jaloux de la relation amicale que cette femme entretenait avec Barron Trump, a été condamné vendredi à quatre ans de prison au tribunal de Snaresbrook, dans le nord-est de Londres.
En prononçant cette peine à l'encontre de Matveï Roumiantsev, un ressortissant russe de 22 ans, le juge Joel Bennathan a expliqué que la victime, craignant d'être tuée, avait réussi à appeler le 999, le numéro d'urgence de la police. Mais l'agresseur lui avait arraché son téléphone et l'avait rattrapée par les cheveux alors qu'elle était sortie pour tenter de demander de l'aide à un voisin.
«A un moment donné au cours de cette agression, un appel a été passé à ou reçu de son ami Barron Trump», a rappelé le juge. S'adressant à Matveï Roumiantsev, il a poursuivi : «Il vous a vu la frapper et vous avez saisi le téléphone pour la filmer, dans un acte de colère visant à l'humilier».
Le rôle joué par Barron Trump dans cette affaire avait attiré l'attention des médias lorsque les détails concernant l'appel vidéo avaient été révélés aux jurés.
Barron, fils du président américain et de la Première dame Melania Trump, avait appelé des Etats-Unis la police britannique le 18 janvier 2025, l'informant qu'il venait d'être témoin de l'agression subie par cette femme à la suite d'un appel vidéo. «Je viens d'avoir un appel avec une fille que je connais. Elle est en train de se faire frapper», disait-il dans cette communication avec la police diffusée pendant le procès.
Matveï Roumiantsev avait reconnu devant le tribunal avoir été «fâché» par les messages que s'échangeaient la victime et le fils du président américain, qui avaient, selon ce dernier, fait connaissance sur les réseaux sociaux.
Roumiantsev avait été fin janvier reconnu coupable d'agression ayant causé des préjudices corporels et d'entrave au cours de la justice mais il a été acquitté de deux accusations de viol et d'une autre agression qui pesaient à son encontre. (mbr/ats)
