Nouveau revirement de Trump sur l'Iran
Dans un nouveau revirement, le président américain Donald Trump a affirmé mardi que les Etats-Unis quitteraient l'Iran «très bientôt», peu importe qu'un accord soit conclu avec Téhéran. Il a évoqué un délai de «deux, peut-être trois semaines».
«Tout ce que j'ai à faire, c'est partir de l'Iran et nous le ferons très bientôt et ils dégringoleront», a affirmé le président américain en réponse à une question sur le prix du carburant, qui a flambé aux Etats-Unis à 4 dollars. Il a ensuite évoqué, pendant un échange avec la presse, un délai de «deux, peut-être trois semaines».
Le président américain a aussi indiqué que la conclusion ou non d'un accord avec l'Iran était «sans importance», après avoir dit lundi «entrevoir un accord» avec de nouveaux dirigeants iraniens, qu'il n'a pas nommés.
«Nous partirons très bientôt. Et si la France ou un autre pays veut avoir son pétrole ou son gaz, ils iront tout droit dans le détroit d'Ormuz [...] et ils se débrouilleront tout seuls. Je pense que ce sera un endroit très sûr en réalité, mais nous n'avons rien à voir avec cela», a-t-il aussi dit.
Ormuz, pas un impératif
Il avait déjà affirmé mardi matin que les Etats-Unis «ne seraient plus là pour aider» les pays dont l'approvisionnement en pétrole dépend de ce détroit stratégique, bloqué par l'Iran après le début du conflit. Le président américain, qui veut boucler en six semaines maximum l'opération militaire lancée contre l'Iran le 28 février, avait déjà indiqué auparavant que la réouverture de cette artère vitale pour le transport mondial de brut n'était pas un impératif pour lui.
«J'ai une suggestion pour tous ces pays qui n'ont plus de kérosène à cause du détroit d'Ormuz, comme le Royaume-Uni, qui a refusé de s'impliquer dans la décapitation de l'Iran: 1. achetez auprès des Etats-Unis, nous en avons plein, 2. trouvez du courage, avec retard, allez jusqu'au détroit et prenez-le tout simplement», a-t-il écrit sur son réseau social Truth Social.
Il a plusieurs fois affirmé que la première puissance mondiale, qui produit une bonne partie du pétrole qu'elle consomme et importe le reste essentiellement du Canada et du Mexique, n'était pas affectée par la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz. Ce n'est pas le cas de nombre de pays asiatiques désormais confrontés à une crise énergétique majeure. Les Etats-Unis n'en subissent pas moins l'impact de la hausse des cours. (jzs/ats)
