International
Etats-Unis

Trump-Kamala Harris: Taylor Swift perturbe la campagne

Trump-Harris: Taylor Swift perturbe la campagne présidentielle
capture d'écran de la plateforme x

Taylor Swift perturbe (encore) la campagne présidentielle

Donald Trump redoute tellement le moment où la pop star donnera son soutien à Kamala Harris, qu'il se défend avec des photos trafiquées. Ce n'est pas un hasard: alors que la convention démocrate a démarré ce lundi, les rumeurs vont bon train sur la présence de Taylor à Chicago cette semaine.
20.08.2024, 06:0320.08.2024, 06:39
Plus de «International»

Taylor Swift va-t-elle soutenir publiquement la candidature de Kamala Harris? Si oui, quand? Et comment? Des questions si tenaces qu'elles éclipsent presque le programme officiel (et connu) de la Convention nationale démocrate, qui a démarré lundi. Ce raout, qui se déroule à Chicago et s'envisage comme une grande fête à la gloire de la vice-présidente et de son colistier Tim Walz, serait le moment idéal pour que la pop star appelle à voter pour Kamala Harris.

Enfin, ce sont surtout ses fans qui le prétendent, agenda à l'appui. Mardi soir, à Londres, marquera la fin de l'escapade européenne de son interminable Eras Tour. De quoi, théoriquement, sauter dans son jet privé et rejoindre Chicago à temps, histoire de se faufiler dans le programme de la convention démocrate. Si la rumeur ne désenfle pas, c'est précisément parce que des «invités surprises» sont attendus jeudi soir, lorsque Kamala Harris prendra enfin la parole.

Taylor Swift est évidemment sur toutes les lèvres, mais sa consœur Beyoncé, qui a déjà permis à la vice-présidente d'utiliser son tube Freedom pour en faire un hymne de campagne, est aussi dans les starting-blocks.

En vérité, c'est le silence de Taylor Swift qui permet cette gigantesque foire aux suppositions. Un silence d'autant plus lourd que depuis le projet d'attentat déjoué à Vienne, où la chanteuse devait se produire trois soirs de suite, la communication a été coupée avec ses fans, sur les réseaux sociaux.

Si la star n'a pas encore émis de conseil de vote, une partie de ses fans n'a pas attendu le OK de la patronne pour marcher au pas derrière la vice-présidente. «Swifties For Kamala», 60 000 abonnés sur X, qui promet une «coalition de Swifties prêtes à se mobiliser pour faire élire des candidats démocrates», réjouit la campagne de Kamala Harris, mais fait suer les trumpistes.

Vexés à l'idée que l'ex-country girl et «fille de l'Amérique» puisse rouler pour l'ennemi, les provocateurs de droite et d'extrême droite ripostent depuis quelques jours avec les armes disponibles. Autant dire qu'elles ne sont pas folichonnes. Au programme, images trafiquées, faux comptes et campagne de désinformation, dans le but d'insinuer que Taylor Swift n'en a que pour les beaux yeux de Donald Trump.

S'il existe bel et bien des «Swifties 4 Trump» qui tentent de se faire entendre dans le brouhaha démocrate, tout le monde sait désormais que la chanteuse n'incitera jamais ses fans à voter pour le gourou MAGA. Ce qui n'empêche pas le principal intéressé d'y croire très fort. Dimanche, sur son propre réseau social, Trump a repartagé des illustrations grossières de cet hypothétique soutien, réalisées à l'aide l'intelligence artificielle.

Image

Et la tentative d'attentat contre la star, en Autriche, sert sans surprise de marchepied à un récit totalement fantasmé. Un message propagé par quelques jeunes femmes pro-Trump, persuadées que la tentative d'attentat a réveillé les Swifties.

«Les Swifties se tournent vers Trump après que l'Etat islamique a annulé le concert de Taylor»
L'une des théories qui tourne sur les réseaux depuis quelques jours.

Si le discret mouvement «Swifties 4 Trump» (moins de 4000 abonnés sur X) commence à faire quelques remous en ligne, c'est en partie grâce à une jeune trumpiste, fan de la chanteuse, qui s'était fait remarquer en juin dernier avec un t-shirt sans ambigüité. Jenna Piwowarczyk, 19 ans, avait même eu droit aux félicitations du candidat républicain.

Image

Une semaine mystère?

La Convention nationale démocrate a un programme bien rempli. Des stars politiques, de Barack Obama à Hillary Clinton, mais aussi des poids lourds du divertissement américain. En vrac et en musique: John Legend en tête d'affiche, le groupe Jimmy Eat World pour la caution rock ou encore Joann Jett (oui, celle de I Love Rock'n Roll), pour le côté vintage.

Au niveau du gratin hollywoodien, on notera la présence d'Uma Thurman, de Danai Gurira, d'Iain Armitage et d'Uzo Adub, sans que l'on connaisse encore leur rôle. Bien, mais peut faire mieux.

Et c'est ce programme dénué de superstars qui permet notamment aux jeunes électeurs démocrates les plus optimistes de croire très fort à l'apparition de Taylor Swift en fin de sauterie, mercredi ou jeudi. Bien que la campagne Harris-Walz, selon une source bavarde, promet de «travailler dur pour éviter que la convention ne soit décrite comme un événement de l'élite libérale hollywoodienne», il faut avouer qu'un soutien franc de la part de la «5e femme la plus puissante du monde» (selon Forbes, en 2023) permettrait de confirmer l'euphorie qui envahit actuellement le parti démocrate.

Et, accessoirement, de mettre fin aux contes de fées frauduleux des trumpistes, qui ne digèrent toujours pas l'idée qu'une ex-star de la country, blanche et bien éduquée, ne soit pas une conservatrice pur jus.

On a compilé nos arrêts préférés de Yann Sommer
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
2 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
2
«4 jours à vivre»: l'ennemie n°1 du prince Andrew se dit mourante
La femme qui a fait chuter le prince britannique serait «en train de mourir» dans un hôpital d'Australie, après avoir été percutée par un bus. Mais qui est donc cette victime et porte-voix emblématique des accusatrices du milliardaire décédé Jeffrey Epstein?

Virginia Giuffre Roberts avait largement disparu des radars. Après des années de dénonciations, de médiatisation et un procès retentissant contre le prince Andrew. Suite qui lui aurait rapporté des millions de dollars en 2022, l'Américaine avait fini par se retrancher en Australie, près de Perth, dans une propriété en bord de mer, en compagnie de son mari et leurs trois enfants, pour retrouver la paix et un anonymat bienvenu.

L’article