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Voici pourquoi la Russie menace ces trois pays membres de l'Otan

Un soldat ukrainien lance un drone (photo d'illustration): la Russie menace désormais les pays baltes.
Un soldat ukrainien lance un drone (photo d'illustration): la Russie menace désormais les pays baltes.Image: IMAGO / Diego Herrera Carcedo

«Il faut frapper»: ces trois pays de l'Otan sont menacés par la Russie

Les pays baltes se retrouvent de plus en plus dans le viseur de la Russie. Soupçonnés d'apporter leur soutien aux drones ukrainiens, ils font face à des menaces répétées.
13.04.2026, 19:1713.04.2026, 21:19
Un article de
t-online

La Russie a intensifié ses menaces contre l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Selon le Spiegel, Moscou soupçonne un lien entre les attaques de drones ukrainiens contre des installations pétrolières russes sur la mer Baltique et ces trois Etats membres de l'Otan.

Au cœur des préoccupations figurent les attaques répétées contre les ports d'exportation d'Oust-Louga et de Primorsk. Ces attaques ont, selon la version russe, endommagé une partie des infrastructures et perturbé les exportations de pétrole. Dans les cercles politiques et militaires de Moscou, l'inquiétude grandit face à la portée et à la précision des drones ukrainiens.

Oust-Louga.
carte: watson

De fortes tensions

La porte-parole du ministère russe des affaires étrangères a réagi par un avertissement sans ambiguïté à l'adresse des Etats baltes. Elle a écrit:

«S'ils ne comprennent pas, ils recevront une réponse»

Les médias russes ont interprété cette déclaration comme un «ultimatum silencieux».

Des accusations et des menaces concrètes ont également été formulées dans des journaux et des sources proches du Kremlin. Le Moskovski Komsomolets a écrit que les Etats baltes se trouvent depuis des années déjà «dans une guerre hybride avec nous». Si Tallinn (la capitale de l'Estonie) mettait son espace aérien à la disposition du «régime Zelensky» pour sa «guerre terroriste», le pays deviendrait «un participant direct aux hostilités», «avec toutes les conséquences correspondantes».

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Une ville estonienne au centre de l'attention

Des menaces supplémentaires proviennent du milieu militaire. L'expert militaire russe Vladimir Popov a notamment indiqué que, depuis l'exclave de Kaliningrad, «nous pouvons atteindre l'ensemble du territoire (réd: des pays Baltes), nous connaissons tous les sites militaires et les terrains d'entraînement où se trouvent désormais des unités de l'Otan». Il a également affirmé que les Baltes craignent que la Russie puisse leur envoyer des missiles Orechnik, «et ce n'est pas sans raison».

D'autres voix réclament une action nettement plus dure. Le chef de l'organisation «Officiers de Russie» a critiqué:

«Nos réactions ne sont pas suffisantes. Où sont les frappes sur les nœuds du transport ukrainien, pourquoi la logistique n'est-elle pas détruite?»

La présentatrice de télévision Yulia Vityazeva s'est exprimée dans le même sens:

«Nous portons encore les gants blancs et nous laissons guider par un humanisme sans précédent. On ne peut pas vaincre des bâtards avec la politesse. Il faut frapper. De toutes ses forces. Soumy, Kharkiv, Kiev et même Odessa doivent littéralement être réduites en cendres.»

Parallèlement, les regards se tournent de plus en plus vers la ville frontalière estonienne de Narva. Sur les réseaux sociaux circulent des représentations d'une «République populaire de Narva» russe. La ville est située directement à la frontière et compte une importante population russophone. Les experts y voient depuis longtemps un point d'ancrage possible pour l'influence politique de Moscou.

Narva.
carte: watson
Vladimir Poutine dans tous ses états
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Vladimir Poutine dans tous ses états
Poutine en mode chasseur, 2010.
source: ap ria novosti russian governmen / dmitry astakhov
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Face aux drones russes, l'Ukraine lance une défense aérienne privée
Video: watson
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