«Il faut frapper»: ces trois pays de l'Otan sont menacés par la Russie
La Russie a intensifié ses menaces contre l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Selon le Spiegel, Moscou soupçonne un lien entre les attaques de drones ukrainiens contre des installations pétrolières russes sur la mer Baltique et ces trois Etats membres de l'Otan.
Au cœur des préoccupations figurent les attaques répétées contre les ports d'exportation d'Oust-Louga et de Primorsk. Ces attaques ont, selon la version russe, endommagé une partie des infrastructures et perturbé les exportations de pétrole. Dans les cercles politiques et militaires de Moscou, l'inquiétude grandit face à la portée et à la précision des drones ukrainiens.
De fortes tensions
La porte-parole du ministère russe des affaires étrangères a réagi par un avertissement sans ambiguïté à l'adresse des Etats baltes. Elle a écrit:
Les médias russes ont interprété cette déclaration comme un «ultimatum silencieux».
Des accusations et des menaces concrètes ont également été formulées dans des journaux et des sources proches du Kremlin. Le Moskovski Komsomolets a écrit que les Etats baltes se trouvent depuis des années déjà «dans une guerre hybride avec nous». Si Tallinn (la capitale de l'Estonie) mettait son espace aérien à la disposition du «régime Zelensky» pour sa «guerre terroriste», le pays deviendrait «un participant direct aux hostilités», «avec toutes les conséquences correspondantes».
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Une ville estonienne au centre de l'attention
Des menaces supplémentaires proviennent du milieu militaire. L'expert militaire russe Vladimir Popov a notamment indiqué que, depuis l'exclave de Kaliningrad, «nous pouvons atteindre l'ensemble du territoire (réd: des pays Baltes), nous connaissons tous les sites militaires et les terrains d'entraînement où se trouvent désormais des unités de l'Otan». Il a également affirmé que les Baltes craignent que la Russie puisse leur envoyer des missiles Orechnik, «et ce n'est pas sans raison».
D'autres voix réclament une action nettement plus dure. Le chef de l'organisation «Officiers de Russie» a critiqué:
La présentatrice de télévision Yulia Vityazeva s'est exprimée dans le même sens:
Parallèlement, les regards se tournent de plus en plus vers la ville frontalière estonienne de Narva. Sur les réseaux sociaux circulent des représentations d'une «République populaire de Narva» russe. La ville est située directement à la frontière et compte une importante population russophone. Les experts y voient depuis longtemps un point d'ancrage possible pour l'influence politique de Moscou.

