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La Russie est de plus en plus agressive en mer et ça inquiète

Des marines russes lors d'un exercice. Selon l'inspecteur de la marine allemande Jan Christian Kaack, la Russie navigue de plus en plus souvent avec des armes à bord en mer Baltique.
Des marines russes lors d'un exercice. Selon l'inspecteur de la marine allemande Jan Christian Kaack, la Russie navigue de plus en plus souvent avec des armes à bord en mer Baltique.Image: IMAGO / Russian Pacific Fleet

La Russie se montre «très agressive en mer»: un vice-amiral prévient

La marine russe recourt, en mer Baltique, non seulement à l'intimidation, mais aussi de plus en plus aux armes. L'inspecteur de la marine allemande Jan Christian Kaack appelle à un changement de mentalité.
29.08.2026, 15:4929.08.2026, 15:49
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t-online

La marine de Moscou serait «de plus en plus agressive en mer, par l'espionnage de bases et d'unités, par des tentatives d'intimidation et de sabotage, des survols de drones ainsi que le recours à la flotte fantôme en mer Baltique», a énuméré le vice-amiral de la marine allemande Jan Christian Kaack.

Selon lui, la Russie protège désormais également les navires de la flotte dite fantôme de Vladimir Poutine au moyen d'armes, que ce soit par l'emploi de bâtiments de la marine ou par des équipes de surveillance à bord des pétroliers. Cela pourrait toutefois représenter une charge supplémentaire pour les forces armées russes, comme le souligne le vice-amiral:

«Cela use aussi, dans une certaine mesure, une marine qui ne dispose pas non plus de ressources illimitées.»

La flotte fantôme désigne les pétroliers et navires-cargos que la Russie utilise pour contourner les sanctions, notamment dans le transport de pétrole. Moscou tente ainsi d'esquiver le plafonnement occidental des prix appliqué aux exportations de pétrole russe vers des pays tiers.

Ces navires naviguent sous un autre pavillon, désactivent, selon des sources occidentales, leur système d'identification automatique, ou transbordent leur cargaison en mer sur un autre pétrolier, dissimulant ainsi l'origine de leur chargement.

Le vice-amiral Jan Christian Kaack, inspecteur de la Marine, s'exprime ici lors de la conférence de presse à Kiel, en Allemagne. (Photo d'archive)
Le vice-amiral Jan Christian Kaack, inspecteur de la Marine, s'exprime ici lors de la conférence de presse à Kiel, en Allemagne. (Photo d'archive)Image: Marcus Brandt

Un meilleur système de détection

Grâce à la mise en réseau des données issues des navires, des avions, des radars côtiers et des satellites, l'Allemagne et ses alliés disposent désormais d'une vision de la situation bien meilleure qu'auparavant, indique Jan Christian Kaack. Le délai de détection des anomalies serait ainsi passé de 17 heures à une heure.

Il reste néanmoins encore beaucoup à faire, rappelle cependant Jan Christian Kaack, qui s'exprimait devant des journalistes lors des «Navy Talks» de la marine allemande:

«La gestion internationale des crises et des conflits doit être entièrement repensée»

L'Allemagne gonfle ses effectifs

L'inspecteur de la marine a expliqué que le nombre d'hommes et de femmes au sein des forces navales allemandes est reparti à la hausse pour la première fois. «Côté personnel, le virage est pris», a-t-il résumé.

En matière de formation de base, 2025 a atteint le niveau le plus élevé depuis 2018, et, en juillet de cette année, les effectifs avaient déjà atteint le niveau qui n'avait été atteint qu'en fin d'année en 2025. Jan Christian Kaack a poursuivi:

«En 2026, nous attendons 3000 personnes supplémentaires dans la marine, qui devront évidemment aussi être accueillies et formées de manière durable.»

(trad. ysc)

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