Qui était Florian, le Français casque bleu tué au Liban?
Le sergent-chef Florian Montorio, mort samedi au Liban, qui s'était engagé en 2007 à l'âge de 21 ans, a participé à «un grand nombre» d'opérations extérieures, selon le chef de corps du 17e régiment de parachutistes de Montauban dont faisait partie le sous-officier.
Ce père de deux filles, né à Montauban et âgé de 40 ans au moment de sa mort, «était profondément généreux et profondément courageux. À titre d'exemple, il aura pris en charge, au combat, en Afghanistan, un de ses camarades blessés, dans des circonstances particulièrement périlleuses», a précisé devant la presse le colonel Jérémy Akil.
Selon le site internet du ministère des Armées, Florian Montorio a notamment servi au Sénégal (2008 et 2009), en Afghanistan (2010), en Nouvelle-Calédonie (2012), en Côte d’Ivoire (2013), au Mali (2017), en Irak (2017), au Niger (2022) et en Guyane (2024).«Volontaire pour les troupes aéroportées», il avait rejoint le 17e régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban en 2021, selon la même source.
«Nous lui rendrons hommage dans les prochains jours, lors d'une cérémonie dont les modalités sont aujourd'hui à l'étude», a encore indiqué de son côté le colonel Akil. Le sous-officier décédé était «au terme de son parcours militaire et d'ici à quelques mois, il était prévu de revenir à la vie civile», a-t-il ajouté.
Il était très apprécié à Valence-d’Agen
Pour le maire de Valence-d'Agen (Tarn-et-Garonne), Jean-Michel Baylet, la mort de ce militaire originaire de sa commune constitue «un drame». «La famille Montorio est très connue à Valence d'Agen. Il y a d'ailleurs plusieurs branches. Ce sont des gens bien de chez nous et nous sommes malheureux», a déclaré Baylet à l'AFP.
De son côté, le président du Rugby Club du Brulhois, basé à Dunes, près de Valence-d'Agen, où Florian Montorio a joué pendant des années s'est souvenu d'«un très grand type, toujours le sourire, toujours prêt à tout, une gentillesse énorme». Le maire de Montauban, Didier Lallemand, a quant à lui fait part d'«une immense tristesse et un immense chagrin parce qu'une fois de plus le 17e RGP paye un lourd tribut dans ses missions».
Lallemand a rappelé que «c'est un régiment qui avait déjà souffert à l'époque de Mohamed Merah», lequel, avant de tuer un enseignant et trois enfants d'une école juive à Toulouse le 19 mars 2012, avait assassiné trois militaires entre le 11 et le 15 mars de la même année, dont deux de ce régiment montalbanais. (tib/afp)
