A quelques heures de l'ouverture des Jeux olympiques, la SNCF a subi une «attaque massive d’ampleur» qui a paralysé le réseau de TGV. Près de 800 000 voyageurs, dont des athlètes, des bénévoles devant rejoindre Paris pour les JO, et en majorité des vacanciers, seront touchés.
Des câbles de fibre optique passant dans des caniveaux situés à proximité des voies et garantissant la transmission d'informations de sécurité pour les conducteurs (feux rouges, aiguillages, etc.) ont été coupés et incendiés à divers endroits du réseau, engendrant une pagaille monstre au petit matin vendredi.
Pour vous donner une petite idée du bordel en Gare Montparnasse ce matin (meme si on ne se rend pas trop compte).
— PresidentGab (@PresidentGab) July 26, 2024
Je n’ai pas vu ca depuis l’annonce du confinement par Macron en mars 2020.
Bon courage à la #SNCF et aux voyageurs ! pic.twitter.com/XAxJOxwxRk
La ligne TGV Atlantique, qui relie Paris à la Bretagne à l'ouest du pays, mais aussi le sud-ouest, a été la plus affectée. Aucun train n'a pu circuler dans les deux sens jusqu'en début d'après-midi et une cinquantaine d'entre eux ont été supprimés.
Le trafic ferroviaire a ensuite repris, mais avec un train sur trois en circulation seulement.
Sur la Ligne à grand vitesse vers l'est de la France, tous les trains circulent mais avec une heure trente de retard. Enfin vers le nord, les retards avoisinent une heure et quelques trains ont été supprimés. Les CFF ont indiqué pour leur part que la perturbation en France n'avait pas de conséquences pour le trafic des trains de la Suisse vers la France.
Eurostar, la compagnie qui dessert entre autres Paris, Lille, Bruxelles, Londres et Amsterdam, a été contraint de supprimer un quart de ses trains vendredi, mais aussi samedi et dimanche. Alors qu'il avait prévu ce moyen de transport pour venir aux JO à Paris, le premier ministre britannique Keir Starmer a par exemple dû se rabattre sur l'avion.
Le ministre délégué aux Transports Patrice Vergriete a déclaré:
«Un acte de malveillance a en revanche été déjoué» sur la Ligne Grande Vitesse Sud-Est. Des cheminots qui menaient des opérations d'entretien pendant la nuit ont repéré des personnes et ont prévenu la gendarmerie, les mettant en fuite, a indiqué le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou.
Le parquet de Paris s'est saisi de l'enquête pour détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, atteintes à un système de traitement automatisé de données en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre ces crimes et délits.
Cette attaque survient à quelques heures seulement de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques 2024 à Paris, alors que de nombreux voyageurs ont prévu de converger vers la capitale. Quatre trains transportaient d'ailleurs des athlètes pour la cérémonie d'ouverture. Deux ont pu arriver, un autre a été retardé et l'équipe circulant dans le dernier va être repositionnée sur un autre train, a indiqué la SNCF. (ag/ats)