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Marseille: policiers impliqués dans une affaire de cocaïne

Deux chefs de l'office anti-stupéfiants de Marseille en garde à vue dans une vaste affaire de cocaïne.
Les investigations avaient «révélé des échanges entre des policiers et d'autres personnes» portant sur la cession d'une large quantité de cocaïne (image d'illustration).Image: Shutterstock

Des commissaires français impliqués dans une affaire de 400 kg de coke

Deux chefs de l'office anti-stupéfiants de Marseille ont été placés en garde à vue dans le cadre d'une livraison surveillée de drogue venue de Colombie en février 2023.
23.06.2025, 13:1723.06.2025, 13:18

Deux commissaires, chefs de l'office anti-stupéfiants (Ofast) de Marseille, ont été placés lundi en garde à vue dans les locaux de l'IGPN, «la police des polices», a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

Les investigations avaient «révélé des échanges entre des policiers et d'autres personnes, portant sur la cession d'au moins 360 kg de cocaïne, en dehors de tout contrôle hiérarchique, et sur la dissimulation des quantités réelles arrivées sur le territoire» lors d'une livraison surveillée de drogue venue de Colombie en février 2023, avait indiqué le parquet de Paris début avril.

Sollicité, ce parquet chargé de ce dossier surnommé «Trident» confié à des magistrats instructeurs parisiens de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco), n'a pas répondu dans l'immédiat.

Un renseignement anonyme

Trois policiers de l'Ofast de Marseille ont déjà été mis en examen dans cette affaire, deux début avril et un troisième mi-juin. Deux autres personnes ont été mises en examen en février pour importation et trafic de stupéfiants, et placées en détention provisoire.

Une enquête avait été initiée sur la base d'un renseignement anonyme en février 2023, portant sur une arrivée de cocaïne au port de Marseille, envoyée par container depuis la Colombie, et à destination de la région parisienne, selon le parquet de Paris. La juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille en avait confié les investigations à l'Ofast.

«Dans le cadre de cette enquête, il avait été convenu de surveiller l'arrivée d'une cargaison de 180 à 200 kg de cocaïne ; or il s'est avéré que cette livraison a permis l'entrée sur le territoire de près de 400 kg de cocaïne», selon le parquet.

Surveillance policière «éventée»

D'après la même source, «face à la différence entre les informations reçues et constatées, l'Ofast Nanterre s'était désengagé des opérations» et «plusieurs acteurs du dossier s'étaient par ailleurs étonnés de la difficulté avec laquelle ces stupéfiants auraient été écoulés à Marseille, laissant entendre que la surveillance policière était éventée». L'enquête initiale a été clôturée en janvier 2024, sans interpellation.

En janvier 2024, l'inspection générale de la police nationale (IGPN) «avait été saisie en interne, de soupçons pesant sur les conditions de cette importation». Des perquisitions ont été réalisées en avril 2024 dans les locaux de l'antenne de l'Ofast de Marseille.

En septembre, la Junalco s'est saisie de l'enquête, sur dessaisissement du parquet de Marseille, puis a confié les investigations à des juges d'instruction le 27 novembre. (jzs/ats)

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