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Jean-Marie Le Pen est mort

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Jean-Marie s'était peu à peu retiré de la vie politique à partir de 2011.Image: EPA

Jean-Marie Le Pen est mort

Le fondateur du Front national est décédé ce mardi à 96 ans. Il avait vu son état de santé se dégrader depuis plusieurs années.
07.01.2025, 13:0507.01.2025, 14:14
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Jean-Marie Le Pen, figure de l'extrême droite française et finaliste de la présidentielle de 2002, est mort mardi à 96 ans en région parisienne, dans un établissement où il était depuis plusieurs semaines.

«Jean-Marie Le Pen, entouré des siens, a été rappelé à Dieu ce mardi à 12h00», a annoncé sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP. Le fondateur de Front national, devenu Rassemblement national, s'était peu à peu retiré de la vie politique à partir de 2011, lorsque sa fille Marine Le Pen avait repris la présidence du parti.

Affaibli par plusieurs accidents de santé, une expertise médicale avait constaté en juin «une profonde détérioration» de son état physique et psychique, estimant qu'il n'était pas en mesure ni «d'être présent», ni de «préparer sa défense» au procès des assistants des eurodéputés FN qui s'est déroulé à Paris l'automne dernier.

A la mi-novembre, Jean-Marie Le Pen avait été hospitalisé puis admis dans une structure à Garches, à l'ouest de Paris, non loin de son domicile de Rueil-Malmaison, en région parisienne.

Au second tour en 2002

Tribun hors pair, provocateur sulfureux obsédé par l'immigration et les juifs, patriarche contrarié par les siens, Jean-Marie Le Pen a sorti l'extrême droite française de sa marginalité.

Le plus emblématique de ses succès restera inachevé. Le 21 avril 2002, à 73 ans et pour sa quatrième candidature à l'Élysée, il crée la surprise en se qualifiant pour le second tour de l'élection.

Le triomphe a son revers: pendant quinze jours, des millions de personnes défilent contre le racisme et son incarnation politique. Surtout, Jean-Marie Le Pen permet la réélection facile de son ennemi juré Jacques Chirac.

Condamné plusieurs fois

Le «Menhir» n'a jamais exprimé aucun regret pour ses dérapages, contrôlés ou non, répétés souvent, qui lui ont valu plusieurs condamnations en justice: des chambres à gaz «point de détail de l'histoire», à «l'inégalité des races» (1996), en passant par l'Occupation allemande «pas particulièrement inhumaine» (2005) ou l'agression physique d'une adversaire socialiste (1997).

«Respect de la dignité des morts»

«Engagé sous l'uniforme de l'armée française en Indochine et en Algérie, tribun du peuple à l'Assemblée nationale et au Parlement européen, il a toujours servi la France, défendu son identité et sa souveraineté», a salué sur X Jordan Bardella le président du Rassemblement national (RN), héritier du Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen.

Le vice-président du parti Sébastien Chenu a salué la «disparition d'un immense patriote, visionnaire et d'une incarnation du courage» qui «a porté l'espoir de millions de Français».

«Le respect de la dignité des morts et du chagrin de leurs proches n'efface pas le droit de juger leurs actes. Ceux de Jean-Marie Le Pen restent insupportables. Le combat contre l'homme est fini. Celui contre la haine, le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme qu'il a répandus, continue», a pour sa part réagi le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon. (jzs/ats)

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