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François: «L'Irak restera toujours avec moi»

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Le pape a clos son historique visiter irakienne par une messe devant des milliers de fidèles. Les chrétiens irakiens ont presque disparu en 20 ans, passant de six à un pour cent de la population.



Arrivé triomphalement en papamobile sur la pelouse du stade d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien, le pape François a promis aux fidèles d'une des plus anciennes communautés chrétiennes au monde: «L'Irak restera toujours avec moi».

Le souverain pontife a conclu sa visite historique en Irak, dimanche, avec une messe devant des milliers de fidèles dans le nord du pays ravagé par les djihadistes. Il a appelé les chrétiens encore dans le pays à «ne pas se décourager».

Après avoir prié pour les «victimes de la guerre», dans les décombres de Mossoul, ancienne «capitale» autoproclamée du groupe Etat islamique (EI), ou dans l'église tout juste restaurée d'une localité martyre de la plaine de Ninive, le souverain pontife a célébré la plus grande messe de son voyage sous haute sécurité.

epa09059522 Pope Francis rides the Papal Mobil as he arrives to celebrate the Holy Mass at the 'Franso Hariri' Stadium in Erbil, Iraq, 07 March 2021. Pope Francis began on 05 March a three-day official visit in Iraq, the first papal visit to this country affected throughout the years by war, insecurity and lately COVID-19 Coronavirus pandemic.  EPA/VATICAN MEDIA HANDOUT  HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

La papamobile sur la pelouse du stade d'Erbil. Image: sda

En Irak, le nombre des chrétiens a fondu en 20 ans de 6% à 1% de la population. Nombreux sont ceux qui ont vécu les exactions de l'EI et se réjouissent du passage du papal:

«Cela va encourager les chrétiens à rester sur leur terre»

Bayda Saffo, catholique ayant fui les djihadistes à Mossoul.

«Maintenant, on espère vivre en sécurité, c'est ça le plus important»

Hala Raad, catholique ayant fui les djihadistes à Mossoul.

De nombreux chrétiens hésitent encore à rentrer définitivement chez eux. Quand en 2014, l'EI a pris la plaine de Ninive, des dizaines de milliers d'entre eux ont fui et peu font désormais confiance à des forces de l'ordre qui les avaient alors abandonnés, disent-ils.

Aujourd'hui, beaucoup affirment vivre dans la peur des paramilitaires désormais intégrés à l'Etat et qui ont repris le terrain aux djihadistes.

Avant d'aller dans le nord du pays, le souverain pontife s'était rendu samedi à Nadjaf, ville sainte musulmane chiite du Sud, pour rencontrer le grand ayatollah Ali Sistani. Ce dernier lui a dit oeuvrer pour que les chrétiens d'Irak vivent en «paix», en «sécurité» et avec «tous leurs droits constitutionnels». (jah/ats)

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L'Eglise de Saint-Gall défie le Vatican sur les couples homosexuels

Lundi, le Saint-Siège a réaffirmé que l'homosexualité est un péché et il n'est donc pas question de bénir les couples du même sexe. Une exclusion inacceptable pour l'évêché de Saint-Gall.

L'évêché de Saint-Gall contredit officiellement la ligne du Vatican. Lundi, la Congrégation pour la doctrine de la foi, gardienne du dogme catholique, avait affirmé que l'homosexualité est un «péché». Par conséquent, il est impossible de bénir les couples du même sexe.

Le directeur du service pastoral de l'évêché de St-Gall, Franz Kreissl, ne partage pas du tout cet avis: «A travers cette réponse, la Congrégation se fait la contrôleuse de qui peut recevoir ou non la bénédiction de Dieu …

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