Ces sites nucléaires iraniens sont dans le viseur de Trump
Plusieurs facteurs ont fait monter les tension dans le bras de fer entre les États-Unis et l’Iran. Parmi eux, le programme nucléaire du régime et sa volonté à peine dissimulée de se doter de la bombe atomique. Tandis que le gouvernement américain continuait de menacer d’attaquer, l’Iran réaffirmait son droit à l’enrichissement de l’uranium.
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Avant un événement à Corpus Christi, au Texas, Donald Trump avait déclaré vendredi:
C’est pourquoi, comme il l'a souligné, le président américain n’était pas satisfait du résultat des négociations. Ces mots étaient plus qu’une simple menace à peine voilée, il s'agissait presque de l’annonce de la frappe qui s'est déroulé samedi.
Sur la chaîne américaine CBS News, le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Bussaidi, avait pourtant présenté les choses autrement. Selon lui, il existait bien un accord affirmant que l’Iran ne disposerait jamais des éléments permettant de construire une bombe atomique. Cette ultime tentative d’apaisement du sultanat est donc restée sans effet.
L’été dernier, Israël et les États-Unis avaient déjà attaqué des installations nucléaires. Voici ce que l'on sait des différents sites connus et pertinents pour le programme nucléaire iranien.
Natanz
C'est dans cette localité que se trouve le centre de l’enrichissement d’uranium iranien. À Natanz, il est traité de manière à pouvoir être utilisé soit à des fins civiles comme combustible pour des centrales nucléaires, soit à des fins militaires pour des armes nucléaires. L’installation est aménagée dans des bunkers souterrains afin de la protéger contre des frappes aériennes.
Isfahan
Le centre de la recherche nucléaire iranienne se trouverait dans cette ville universitaire au centre du pays. L’uranium y est notamment traité afin de permettre d'être enrichi par la suite. Trois petits réacteurs fournis par la Chine y sont en outre exploités pour la production de barres de combustible. Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), ce centre nucléaire n’a pas été touché par les attaques israéliennes.
Qom
Une autre installation d’enrichissement de l’uranium se trouve dans cette ville située au Sud de Téhéran. Afin de rendre plus difficile sa destruction par des frappes aériennes, celle-ci a été aménagée à l’intérieur d’une montagne
Buschehr
Une centrale nucléaire se situe non loin de cette ville située sur la côte du golfe Persique. Officiellement, l'installation sert à produire de l’électricité et n’a pas d’usage militaire. Elle n’a pas été visée non plus par Israël.
Téhéran
Un autre réacteur de recherche se trouve dans la capitale iranienne. Officiellement, lui aussi est utilisé uniquement à des fins civiles, notamment pour la recherche médicale.
Parchin
La ville avait également été prise pour cible lors des attaques de l'été dernier. Ce site d’essais militaires se trouve au sud-est de Téhéran. Officiellement, seules des armes conventionnelles y seraient utilisées. Des doutes ont toutefois été exprimés par le passé. Plusieurs visites de l’AIEA tendent à le suggérer. Au cours des dernières semaines, plusieurs explosions s’y sont produites, sans qu'on se sache ce qui y a réellement été détruit.
Arak
Une installation à eau lourde destinée à la production de plutonium se trouve dans cette localité, qui a également été attaquée. Le réacteur avait toutefois été modifié dans le cadre de l’accord sur le nucléaire. Depuis, il ne devrait plus être possible de produire des matières radioactives de qualité militaire à Arak.
Karadsch
Un autre centre de recherche en technologie nucléaire se trouve dans cette ville située à l'ouest de Téhéran. Officiellement, l’installation est dédiée à des fins civiles. Mais des centrifugeuses nécessaires à l’enrichissement de l’uranium y seraient également produites.
Saghand
Au centre du pays se trouve l’une des rares mines d’uranium connues. On peut y étraire la matière première essentielle à l’ensemble du programme nucléaire.
Gachin
Le premier matériau enrichi que l’Iran aurait entièrement produit par ses propres moyens serait issu, en 2010, de cette mine d’uranium.
Ramsar
Un réacteur destiné à la recherche se trouve dans cette ville située au nord de la capitale, au bord de la mer Caspienne. Le site se distingue également par une radioactivité naturelle exceptionnellement élevée. Celle-ci n’est toutefois pas liée au réacteur, mais à des radiations de radium et de radon remontant à la surface par des sources chaudes issues de roches contenant de l’uranium.
Bonab
Un autre réacteur est exploité dans le nord-ouest du pays. Officiellement, celui-ci sert uniquement à la recherche et n’est utilisé ni pour la production d’énergie ni à des fins militaires. (hkl)

