Des activistes italiens dénoncent des coups et abus sexuels en Israël
Des activistes de la flotille pour Gaza (Global Sumud flotilla) interceptés par Israël ont rapporté avoir subi des violences physiques, sexuelles et psychologiques, tant lors de l’interception de leurs bateaux en eaux internationales que pendant leur transfert vers le port d’Ashdod, entre Tel Aviv et la bande de Gaza.
C’est ce qu’affirme l’ONG palestinienne Adalah, qui a rencontré mercredi les détenus, dont 27 Italiens, pour documenter ces abus, relate le média Il post.
Tasers et balles en caoutchouc
Les témoignages recueillis indiquent l’usage de tasers et de projectiles de type «balles en caoutchouc» par la marine israélienne. Plusieurs activistes souffriraient même de côtes fracturées et de difficultés respiratoires, à la suite de passages à tabac. Trois personnes ont été hospitalisées à leur arrivée en Israël avant d’être relâchées
Des détenus auraient également été victimes de sévices sexuels et d’humiliations variées. Sur les navires militaires, ils ont été contraints de rester à genoux pendant de longues périodes et d’adopter des positions douloureuses. Les activistes devaient marcher courbés en avant, poussés par des militaires, et ont été regroupés dans des containers humides, pieds nus, pour être ensuite emmenés dans une «panic room» pour être battus.
Un député italien raconte
Le témoignage des Italiens Alessandro Mantovani, journaliste au Fatto Quotidiano, et du député 5 étoiles Dario Carotenuto, arrivés à Rome ce jeudi, corrobore ce récit.
Dario Carotenuto, bénéficiant d’un «traitement de faveur» (le terme est utilisé ironiquement) en tant que parlementaire, a été retenu dans une pièce «avec l'air conditionné à 17 degrés en plein visage durant six heures» explique-t-il au média Il messaggero.
Alessandro Mantovani affirme quant à lui que ses pantalons et son portefeuille avec ses documents lui ont été retirés, sans restitution.
(acu)
