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A Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) employee, wearing a protective suit and a mask, walks in front of the No. 1 reactor building at the tsunami-crippled Fukushima Dai-ichi nuclear power plant in Okuma, Fukushima Prefecture, northeastern Japan, Wednesday, Feb. 10, 2016. In one month, Japan is marking the fifth anniversary of a devastating earthquake and tsunami that hit on March 11, 2011 and left nearly 19,000 people dead or missing, turned coastal communities into wasteland and triggered a nuclear crisis. (Toru Hanai/Pool Photo via AP)

Image: AP Reuters POOL

Personne n'a attrapé le cancer à cause des radiations de Fukushima

Le pire désastre nucléaire de l'histoire après Tchernobyl avait lieu il y a tout juste dix ans. Un rapport de l'ONU réévalue les conséquences sanitaires de l'incident, et les conclusions sont surprenantes.



Le 11 mars 2011, un séisme suivi d'un tsunami ravageaient le Japon. Endommagé par une vague de 15 mètres, le système de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima a cessé de fonctionner, ce qui a provoqué la fusion de trois réacteurs et une importante fuite radioactive. Plus de 100 000 personnes ont été évacuées.

Dix ans après les faits, un rapport des Nations Unies se penche sur les conséquences sanitaires de l'accident et tire des conclusions surprenantes: les radiations dispersées dans l'environnement n'ont pas nui à la santé de la population locale, contrairement à ce qui avait été estimé dans un premier temps.

Concrètement, expliquent les experts de l'ONU, les radiations ne sont pas à l'origine de la flambée de cas de cancers de la thyroïde observée après l'incident. Pourquoi, et quelles en sont les causes? On vous explique.

Le désastre de Fukushima en image

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Le désastre nucléaire de Fukushima avait lieu il y a dix ans
source: epa file / stringer
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Surdiagnostic

Des centaines de milliers de Japonais ont été testés après l'incident. La première série de dépistages a montré que le taux de cancers de la thyroïde chez les gens vivant dans la préfecture de Fukushima était beaucoup plus élevé par rapport à la moyenne nationale.

Cette différence n'est pourtant pas la conséquence de l'exposition aux radiations, mais du dépistage lui-même. Contrairement à ce qui a été fait à Fukushima, les statistiques nationales ne sont pas basées sur un dépistage systématique de toute la population. Les procédures techniques sont aussi différentes: les taux pour l'ensemble du pays reposent principalement sur des examens cliniques, ceux de Fukushima sur un dépistage par échographie.

C'est ce qu'on appelle un «surdiagnostic», c'est-à-dire la détection d'une maladie qui n'aurait pas été repérée sans le dépistage et qui n'aurait pas provoqué de symptômes ou de décès au cours de la vie du patient. En d'autres termes: les cancers diagnostiqués chez les Japonais de Fukushima étaient déjà là avant l'incident. Ils ont été trouvés parce qu'on les a cherchés.

Une question de temps

Selon le rapport, ces conclusions ont été confirmées par de nombreuses études et sont supportées par plusieurs éléments. En voici les points principaux:

Cela ne signifie pas que le désastre nucléaire a été sans conséquences. De nombreux problèmes de santé, tels que l'obésité, le diabète, l'hypertension artérielle, l'anxiété et la dépression ont été observés chez les personnes évacuées. Mais là encore, cela n'a rien à voir avec les radiations. Le stress lié à la catastrophe, la perception des risques de radiation expliquent ces problèmes.

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