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Marine Le Pen

Marine Le Pen tourne autour du pot à son procès

Marine Le Pen tourne autour du pot à son procès

epa11658327 The French extreme right leader of the Rassemblement National (RN), Marine Le Pen, arrives at Paris courthouse for a trial accused of creating fake jobs to embezzle European Parliament mon ...
Marine Le Pen lundi au tribunal à Paris.Keystone
Le parti Rassemblement national, Marine Le Pen et 24 autres prévenus sont jugés depuis deux semaines, et jusqu'au 27 novembre, pour des soupçons de détournement de fonds publics.
14.10.2024, 20:5614.10.2024, 20:56

Le Parlement européen est un «blob qui engloutit tout», il faut donc veiller à ce que les élus ne se fassent pas «manger par le blob»: pour son premier interrogatoire devant le tribunal à Paris, la cheffe de file de l'extrême droite française Marine Le Pen a multiplié lundi les métaphores, quitte à esquiver les questions précises pour se défendre sur le terrain politique.

«On n'a pas eu notre réponse mais nous allons l'avoir, je n'en doute pas», dit patiemment la présidente Bénédicte de Perthuis, qui a déjà demandé plusieurs fois à Mme Le Pen «comment» elle avait choisi ses assistants parlementaires au Parlement européen, quand elle y avait été élue pour la première fois, en 2004.

«C'était il y a 20 ans», alors «les détails», Marine Le Pen, tailleur noir et dossiers posés à côté du pupitre, va avoir du mal à les donner.

«Bien entendu, j'ai choisi mes assistants parlementaires, ou j'ai décidé de manière parfaitement consciente de les mutualiser avec les autres eurodéputés»

A la barre, Mme Le Pen élude les questions directes, mais s'épanche longuement sur le «contexte». Elle raconte ces «débuts» au Parlement européen, où les eurodéputés FN «étaient trois, puis sept», «sans groupe» (ils sont aujourd'hui 30).

«Il y avait, donc, une sorte de mutualisation des assistants parlementaires, qui mettent en commun les notes, revues de presse ou diverses activités de secrétariat»

«Je n'ai absolument pas le sentiment d'avoir commis la moindre irrégularité, la moindre illégalité», répète-t-elle comme depuis le début du procès.

«Coucou, on fait de la politique»

Reste qu'au bout de près de deux heures, le tribunal n'aura pas vraiment réussi à évoquer le coeur du sujet du jour, le contrat qui l'a liée pendant cinq ans à Catherine Griset, en tant que son assistante parlementaire (l'accusation considère qu'elle était surtout sa cheffe de cabinet au parti), tant Marine Le Pen multiplie les digressions.

«Le Parlement européen fonctionne d'une telle manière qu'il engloutit les députés comme un blob», un organisme vorace absorbant tout sur son passage, démontre-t-elle notamment:

«Il y a de tout au Parlement européen, on peut manger, dormir, aller chez le coiffeur, il y a des bars... Tout est fait pour que le député vive en vase clos»
Marine Le Pen

Alors, «le rôle» du responsable politique, c'est de dire «coucou, on fait de la politique», pour que les élus «ne soient pas perdus pour la cause». «Ils le doivent aux militants qui sont allés coller des affiches la nuit, sous la pluie, parfois sous la neige», s'emporte-t-elle. (ats/afp)

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