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Australie: pression sur les services antiterroristes

Australie: pression sur les services antiterroristes

Le chef du renseignement australien a reconnu lundi que son agence était «mise à rude épreuve» avant l’attaque antisémite meurtrière de décembre sur la plage de Bondi, près de Sydney.
25.05.2026, 10:3525.05.2026, 10:35
Selon des informations de presse, l'homme est accusé d'avoir posté sur les réseaux sociaux un message, dans lequel il apportait son "soutien à 100%" aux assaillants qui ont tué 15  ...
Une commission d’enquête examine les failles éventuelles du dispositif antiterroriste.Keystone

Le chef du renseignement australien a expliqué lundi que son agence était «mise à rude épreuve» par des menaces diverses en amont de l'attentat antisémite survenu en décembre sur la plage de Bondi.

Naveed Akram et son père Sajid, décédé lors de l'attaque, sont accusés d'avoir ouvert le feu lors d'une célébration de la fête juive de Hanouka le 14 décembre sur la plage de Bondi, près de Sydney. Il s'agit de l'attentat la plus meurtrier en Australie depuis trois décennies.

Naveed Akram, actuellement en prison, a déjà été inculpé de plusieurs dizaines de crimes graves, dont 15 meurtres et acte de terrorisme.

Le chef du renseignement australien, Mike Burgess, a comparu lundi lors de la deuxième série d'auditions publiques de la commission d'enquête sur la fusillade, où il a été interrogé au sujet des capacités de l'Australie en matière de lutte antiterroriste.

Burgess a reconnu que son agence avait été «mise à rude épreuve» par une large gamme de menaces, allant de l'extrémisme religieux aux jeunes radicalisés en ligne, en amont de l'attaque.

Toutefois, il a estimé que le renseignement disposait encore de ressources suffisantes pour faire son travail.

«Nous ne laissions pas des affaires graves sans traitement ni enquête», a-t-il déclaré devant la commission royale d'enquête.

«Encore une fois, je tiens à souligner que nous ne sommes pas omniscients ni omnipotents.»

Plus tard, Burgess sera interrogé sur des dispositifs de renseignement confidentiels lors d'une audition à huis clos.

Selon les autorités, l'attentat était inspiré par l'idéologie du groupe djihadiste Etat islamique (EI), mais les deux assaillants n'ont pas reçu d'aide extérieure et ne faisaient pas partie d'une organisation terroriste.

Cette fusillade de masse a suscité des débats sur l'antisémitisme et provoqué une colère largement partagée face à l'incapacité à protéger les Australiens juifs contre les violences.

L'Australie a annoncé une série de réformes sur les armes à feu après l'attaque, notamment un programme national de rachat d'armes, mais le gouvernement fédéral peine à convaincre les Etats et territoires australiens d'y adhérer.

Les commissions royales tiennent des audiences publiques et peuvent parfois durer des années.

L'enquête actuelle est dirigée par Virginia Bell, une ancienne juge respectée de la Haute Cour. (dal/ats/afp)

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