International
Poutine

Zelensky: «Poutine, c'est comme le Covid»

Zelensky: «Poutine, c'est comme le Covid»
En février prochain, la guerre en Ukraine aura deux ans.capture d'écran the sun

Zelensky: «Poutine, c'est comme le Covid»

Faussement blasé, le président ukrainien est revenu longuement sur les tentatives d'assassinat auxquelles il a réchappé depuis le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie: «Je peux vivre avec ça».
21.11.2023, 18:4622.11.2023, 13:17
Plus de «International»

C'est une manière, peut-être involontaire, de rappeler que cette guerre tire en longueur. Dans trois mois, ça fera deux ans que Vladimir Poutine a lancé son offensive contre l'Ukraine. Dans une interview exclusive au média britannique The Sun, Volodymyr Zelensky s'est confié, presque désabusé, sur le nombre de tentatives d'assassinat auxquelles il aurait réchappé depuis le mois de février 2022.

Dans la bouche du président, le maître du Kremlin a tenté de liquider Zelensky «cinq fois, au moins, peut-être six, ou plus. Je ne sais pas». En 2022, les services secrets évoquaient pourtant déjà une dizaine de tentatives infructueuses de la part de la Russie. Si le chiffre importe finalement assez peu, c'est son attitude, face à cette faucheuse qui revient ponctuellement toquer à sa porte, qui est intéressante.

«Bah, normal. La première tentative est très intéressante... quand c'est la première fois. Et après, c'est comme le Covid, on s'y fait»
Zelensky

Face au journaliste anglais Jerome Starkey, qui s'est envolé pour Kiev afin de recueillir son témoignage «en exclusivité» et en vidéo, Zelensky poursuit sur le même ton: «Comme le Covid, au début, les gens ne savent pas quoi en faire et ça a l'air très effrayant».

«Ensuite, on vous donne simplement l'information qu'un énième groupe est venu en Ukraine pour tenter de vous tuer»
Zelensky

Zelensky précise qu'il n'a pas l'assurance d'être désiré mort et enterré par Vladimir Poutine. Ce qui est certain, c'est que «depuis bientôt trois ans», le Kremlin n'a pas abandonné l'idée de le «destituer» et «ils utiliseraient tous les moyens qu'ils ont à disposition».

Il donne ensuite quelques précisions sur la mission secrète du Kremlin qui consiste à l'évincer. Une mission qui arrive à échéance à la fin de l'année: «L’opération russe s'appelle Maidan 3. Elle vise simplement à changer de président en Ukraine. Nous sommes bientôt à terme. Et après?»

«Je peux vivre avec ça»
Volodymyr Zelensky

En fin d'entretien, le président en a profité pour désavouer son état-major, qui évoquait récemment un conflit «qui est dans l'impasse». Il évoque néanmoins «des difficultés» sur le champ de bataille où «il nous manque des résultats plus positifs». Il enchaîne alors sur la mainmise de la Russie dans les airs: «Oui, les Russes ont plus de pouvoir dans ce domaine.»

Le journaliste demande enfin à Zelensky si l'Ukraine avait officiellement, elle aussi, le projet de tuer Vladimir Poutine.

La réponse, elle, sera poliment déviée en touche.

«Le tuer? C'est la guerre, et l'Ukraine a tous les droits pour défendre sa terre»

Et la paix dans tout ça? «Nous ne croyons toujours pas que Poutine, ou la Russie, veulent mettre fin à la guerre. Ils veulent nous tuer. Et nous, nous voulons la justice. Nous ne parlons donc pas de paix à tout prix.»

L'interview du Sun en intégralité:

L'Ukraine a développé une «cape d'invisibilité» pour ses soldats
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Agression sexuelle: 17 ans de réclusion pour l'ancien prêtre d'Orléans
L'ancien prêtre d'Orléans a été reconnu coupable de centaines de viols et agressions sexuelles aggravées sur quatre garçons et condamné à 17 ans de réclusion criminelle, samedi par la cour d'assises du Loiret.

L'accusé, Olivier de Scitivaux de Greische, 64 ans, a été reconnu «coupable de l'ensemble des faits de viols et agressions sexuelles aggravées», a déclaré la cour. Elle a annoncé une période de sûreté de 10 ans qui va au-delà des réquisitions de l'avocat général.

L’article