Poutine se ficherait de récupérer les prisonniers de guerre russes
D’après les autorités ukrainiennes, la Russie montre peu d’intérêt à récupérer ses propres prisonniers de guerre. La partie ukrainienne doit parfois même inciter Moscou à reprendre ses ressortissants dans le cadre d’échanges, a affirmé Bohdan Okhrimenko, du centre de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre, dans une interview.
Comme le rapporte le média ukrainien Hromadske, citant l’agence de presse Ukrinform, cela concerne aussi les combattants étrangers engagés aux côtés de la Russie. Moscou n’aurait jusqu’à présent formulé que très peu de demandes concernant leur échange. Une exception notable concerne, selon Okhrimenko, les soldats nord-coréens: la partie russe aurait à plusieurs reprises demandé leur restitution.
Peu d’empressement pour les prisonniers orthodoxes
La gestion des prisonniers nord-coréens reste toutefois complexe. Selon le droit international humanitaire, la responsabilité incombe en principe à l’Etat qui a envoyé ces personnes dans le conflit, a expliqué Bohdan Okhrimenko. Il a également évoqué le principe de non-refoulement: si un prisonnier de guerre ne souhaite pas retourner dans son pays d’origine et qu’aucune solution alternative n’existe, il doit rester détenu jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.
Selon la version ukrainienne, la Russie fait preuve du même manque d’engagement envers d’autres détenus. Moscou n’aurait ainsi récemment manifesté aucun intérêt pour des membres du clergé de l’Eglise orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou incarcérés, accusés notamment de collaboration avec les autorités russes. Okhrimenko estime que la Russie pourrait parier sur leur libération ultérieure en dehors de tout échange. (trad. hun)

