Si Elizabeth II s'était fait une grande spécialité de ne jamais, jamais, ô grand jamais, faire étalage de ses sentiments, même la plus stoïque des reines a pu laisser échapper ici ou là un indice laissant deviner sa pensée. C'est du moins ce qu'affirme l'auteur royal Craig Brown, dans une nouvelle biographie pleine d'anecdotes, A Voyage Around The Queen.
Dans un extrait du livre publié en primeur par le Daily Mail, le chroniqueur raconte:
Ce serait le cas de l'ancien président américain, que la reine a rencontré à deux reprises, en 2018 et 2019. «Quelques semaines après la visite du président Trump, par exemple, elle a confié à l'un de ses invités qu'elle le trouvait 'très impoli'», poursuit Craig Brown. «Elle détestait particulièrement la façon dont il ne cessait de regarder par-dessus son épaule, comme s'il cherchait d'autres personnes plus intéressantes.»
Comme quoi, Queenie aussi semblait raffoler des potins. Nous ne sommes pas les seuls à nourrir une fascination pour l'ex-première dame américaine, presque aussi taciturne et mystérieuse que la monarque britannique.
Si la nature des sentiments et les pensées d'Elizabeth II vis-à-vis de ce célèbre invité resteront probablement un mystère pour l'éternité, ceux de Donald Trump, eux le sont nettement moins. L'ex-président n'a jamais caché son admiration pour la défunte reine. Il était d'ailleurs fermement convaincu d'avoir été son convive préféré.
De retour aux Etats-Unis, il n'avait pas tardé à se vanter sur la chaîne Fox News de sa «très bonne relation avec la reine». «Nous riions et nous nous amusions. Et ses proches ont dit qu'elle ne s'était pas autant amusée depuis 25 ans. Certains disent qu'ils n'ont jamais vu la reine passer un meilleur moment, un moment plus animé».
Décidément, que d'amusement! D'ailleurs, cela va peut-être vous étonner, mais des sources du palais de Buckingham ont rapporté que le milliardaire s'était avéré être un invité «modèle», poli et charmant avec le personnel.
Charmant, Donald Trump l'est beaucoup moins depuis lors. Malgré tout son amour pour la matriarche, le candidat à la présidentielle menace depuis des mois d'expulser des Etats-Unis manu militari son petit-fils, le prince Harry, en cas de retour à la Maison-Blanche. Une affaire à suivre.
De son côté, le palais de Buckingham s'est évidemment bien gardé de commenter les allégations du nouvel ouvrage de Craig Brown, de la même manière qu'il ne commente jamais les livres ou les biographies. Ni quoi que ce soit d'autre.