Harry a fait «le premier pas», mais tout reste à faire
Entre les prises de bec de Buckingham Palace et du bureau des Sussex, la panique des courtisans, les plans contrariés, les annulations de dernière minute et un violent revers judiciaire pour Harry dans sa guerre contre la presse, c'est peu de dire que le séjour du prince dans son pays natal, entamé lundi dernier, démarrait très mal.
Entre-temps, des querelles concernant l'hébergement et la sécurité du duc de Sussex et de sa famille ont révélé l'ampleur du chemin qu'il reste à parcourir avant la fin de la guerre. Des échanges d'informations et de contre-informations, ponctués de communiqués officiels et d'insinuations officieuses, toutes plus passives-agressives les unes que les autres, n'ont pas aidé à apaiser les tensions et la méfiance ambiante.
S'en est suivie, mardi, la défaite amère du prince dans son procès pour atteinte à la vie privée intenté contre Associated Newspapers, éditeur du Daily Mail. Selon des sources citées dans Page Six, Harry pourrait devoir payer jusqu'à 20 millions de dollars de frais juridiques, une «somme qu'il ne possède pas».
Il paraissait alors logique pour la plupart des observateurs royaux que les retrouvailles tant attendues entre Charles III et ses deux petits-enfants, Archie et Lilibet, qu'il n'avait pas vus depuis quatre ans, tombent à l'eau. Une fois de plus.
C'est alors que l'impensable s'est produit, ce vendredi. Une rencontre, enfin, entre le souverain et sa descendance américaine. Contre toute attente, Harry, Meghan et leurs enfants se sont bel et bien rendus à Highgrove, la résidence privée du roi, pour prendre le thé (quoi d'autre?). Même la reine Camilla, qui n'avait pas été épargnée par les attaques dans les mémoires de son beau-fils, Spare, était de la partie.
Le hasard faisant bien les choses, selon le Times, la maison Chanel organisait au même moment un déjeuner en l'honneur d'étudiants qui venaient de terminer un cours de broderie haute couture dans le domaine du Gloucestershire, permettant ainsi à la voiture des Sussex d'entrer et de sortir de la propriété sans être remarquée - un véritable coup de maître pour le camp du roi, étant donné que les moindres faits et gestes du prince Harry étaient scrutés depuis son arrivée au Royaume-Uni.
Si aucune photo ni détail de cette «réunion familiale privée» n'ont été divulgués (et ne le seront probablement jamais), ce moment passé dans sa maison d'enfance a sans doute constitué un réconfort pour Harry, dont les nerfs ont été mis à rude épreuve cette semaine.
Preuve que les choses se sont bien passées, des amis glissaient au Times samedi matin que le prince était «revigoré, très heureux et plein d'énergie». Même un incident avec des chèvres impliquant ses parties génitales, lors d'une séance de yoga organisée le lendemain pour des enfants, n'aura suffi à entamer sa bonne humeur.
Les Sussex devraient à présent profiter de la suite et fin de leur séjour au Royaume-Uni pour revoir des amis et des membres de la famille royale, ainsi que pour se recueillir sur la tombe de Diana, à Althorp. Ils y verront notamment l'oncle de Harry et William, le comte Spencer. Aucune rencontre avec Kate, William ou leurs enfants n'est en revanche prévue.
Désormais, tout reste à faire. Selon des sources, Harry aurait promis de ne pas réfléchir au jugement du tribunal ni à un éventuel appel avant son retour en Californie. Reste que ces retrouvailles tant espérées avec son père, et ce qui semble être la fin de ses batailles juridiques, pourraient achever de le convaincre que le temps de la guerre est définitivement révolu.
Dans tous les cas, Harry sera déjà de retour au pays en septembre, afin de soutenir son association caritative WellChild. Un autre rendez-vous à l'automne avec le clan royal n'est donc pas exclu. Comme le fait remarquer, à juste titre, une source royale dans le Times:
Ne reste plus qu'à espérer que tout le monde embarque dans ce grand voyage.
