Poutine aurait perdu un autre «laboratoire volant»
Selon ses propres déclarations, l’Ukraine a endommagé un important avion militaire russe. Comme l’a indiqué l’état-major de Kiev sur Facebook, un appareil de type Beriev A-50U a été touché lors d’une attaque menée le 17 mars contre une usine de réparation aéronautique à Staraya Russa, dans la région de Novgorod, à l’ouest de la Russie. L’appareil s’y trouvait pour maintenance, possiblement en vue d’une modernisation.
Il n’existe pas de confirmation indépendante en provenance de Russie concernant cette possible perte. Le blogueur militaire David Axe a toutefois lui aussi fait état d’une attaque de drones contre l’installation, située à environ 630 kilomètres de la frontière ukrainienne. Des impacts auraient percé le toit d’un hangar dans lequel se trouvait l’avion.
L'A-50, un appareil clé pour l’aviation russe
L’A-50 est considéré comme un élément central de la conduite de la guerre aérienne russe. Cet avion quadrimoteur est équipé d’un puissant radar et sert à détecter précocement avions et drones, il est parfois surnommé «laboratoire volant» pour ces nombreux éléments techniques. Il peut également coordonner les opérations et assigner des cibles. Une telle atteinte constituerait une perte lourde pour l’armée de l’air de Vladimir Poutine dans sa guerre contre l'Ukraine.
Selon les observateurs, la Russie ne disposerait que d’un nombre très restreint de ces avions. Au début de la guerre, Poutine aurait eu jusqu’à sept exemplaires de ces A-50U modernisés. Mais jusqu’à trois d’entre eux ont été endommagés ou détruits ces dernières années par l’armée ukrainienne.
Si l’appareil récemment signalé avait véritablement été gravement touché, cela limiterait gravement la capacité de Moscou à surveiller durablement l’espace aérien au-dessus de l’Ukraine. Car, en raison des sanctions économiques occidentales, les réparations de ce type d’appareil sont particulièrement difficiles pour la Russie.
L’état-major ukrainien a également signalé des frappes contre d’autres cibles. A Alchevsk, ville occupée, des installations d’une usine métallurgique impliquée dans la production de composants militaires auraient été touchées. Des infrastructures d’un terrain d’entraînement militaire dans la région de Zaporijjia ont aussi été visées. L’armée n’a dans un premier temps donné aucune précision sur l’ampleur des dégâts. (trad. hun)

