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L'armée russe aurait testé ses munitions sur des êtres humains

Des soldats russes tirent des obus d'artillerie dans la région de Kherson (sud) (photo d'archive): des cobayes humains auraient été exposés à ce type de munition.
Des soldats russes tirent des obus d'artillerie dans la région de Kherson (sud) (photo d'archive): des cobayes humains auraient été exposés à ce type de munition.Image: IMAGO / Alexei Konovalov

La Russie utiliserait des «volontaires» humains pour tester ses munitions

La Russie aurait procédé à des tests de munitions sur des personnes vivantes au sein d'un institut militaire d'Etat. D'autres accusations ont également émergé.
16.04.2026, 05:3216.04.2026, 07:31
Un article de
t-online

Un institut russe de recherche militaire aurait mené des tests de munitions d'artillerie sur des êtres humains, selon une enquête du projet médiatique indépendant Proekt. Le portail établit son rapport en s'appuyant sur ses propres analyses ainsi que sur des publications de l'institut.

Selon ces informations, des «volontaires militaires» auraient été utilisés pour étudier l'effet de divers projectiles sur le corps humain. L'objectif aurait été d'acquérir des connaissances sur l'effet des explosions pour «détruire ou mettre hors de combat le personnel ennemi», indique le rapport.

Au cœur des accusations se trouve l'Institut national de recherche en médecine militaire du ministère russe de la défense. Selon Proekt, cet établissement est, depuis 2015, la seule institution du ministère officiellement autorisée à conduire des expériences sur des sujets humains. Cette affirmation reposerait notamment sur des publications dans des revues spécialisées ainsi que sur des déclarations du directeur de l'institut, Sergueï Tchepour.

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Pas uniquement des tests d'armes et de munitions

Un terrain d'essai spécifique aurait été utilisé pour ces expériences, sur lequel des installations et des équipements militaires auraient été simulés. Durant les tests, des chercheurs auraient surveillé le système cardiovasculaire et nerveux des participants et prélevé des échantillons biologiques. L'étude aurait notamment porté sur l'effet de la distance par rapport aux explosions de projectiles de différents calibres sur le corps humain.

Un centre clinique aurait en outre été créé en 2018 pour assurer le suivi médical des participants, selon les informations de Proekt. L'établissement disposerait d'environ 100 lits ainsi que de services de soins intensifs, de thérapie et de chirurgie. Dès la première année, plus de 300 cas liés à des tests d'armes, de médicaments et de vaccins y auraient été documentés.

Outre les munitions, l'institut aurait également étudié des substances dopantes, des équipements de protection et des technologies militaires. Proekt présente par ailleurs l'établissement comme un élément central du programme russe d'armes chimiques. Ces informations n'ont pas fait l'objet d'une confirmation indépendante.

Des liens avec des incidents internationaux

Le rapport établit également un lien avec des incidents internationaux. Le directeur de l'institut, Tchepour, aurait ainsi conseillé des membres du service de renseignement militaire russe GRU impliqués dans l'empoisonnement de l'ancien agent double Sergueï Skripal en 2018 au Royaume-Uni. Cette attaque avait eu recours à l'agent neurotoxique Novitchok, ce qui avait provoqué de vives tensions diplomatiques sur la scène internationale.

Cette enquête s'inscrit dans une série de rapports dénonçant des dysfonctionnements au sein des forces armées russes. En mars déjà, des médias avaient fait état de mauvais traitements présumés infligés à des soldats, notamment des accusations de violences exercées contre leurs propres troupes et des mesures coercitives liées à l'enrôlement dans la guerre en Ukraine. Ces informations n'ont pas non plus pu être vérifiées de manière indépendante.

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