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Le roman de Thélyson Orélien retiré de la sélection du Goncourt

L'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien.
Thélyson Orélien tire un trait sur une hypothétique victoire au prix Goncourt, le plus célèbre des prix littéraires en francophonie.Image: afp

Gros coup dur pour le romancier dont tout le monde parle

Le livre de l'écrivain canado-haïtien Thélyson Orélien a été retiré de la liste du Goncourt, les rumeurs de plagiat et d'intelligence artificielle ayant eu raison de sa sélection.
25.09.2026, 13:3125.09.2026, 13:31

L'Académie Goncourt a annoncé vendredi qu'elle retirait le roman de l'auteur canado-haïtien Thélyson Orélien de sa sélection pour le prix Goncourt en raison des accusations de plagiat et d'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) le visant.

Cette décision «est dictée par la volonté de préserver l'intégrité du prix Goncourt et celle de l'Académie, dont le rôle central consiste à promouvoir et couronner la littérature écrite par des femmes et des hommes», explique dans un communiqué l'Académie, qui avait placé le roman «C'était ça ou mourir» dans sa première sélection pour le prestigieux prix décerné le 4 novembre.

Auteur de l'un des best-sellers de la rentrée, Thélyson Orélien, 38 ans, a remporté lundi le prix du roman Fnac et figure dans les sélections de plusieurs autres récompenses. Il a été mis en cause lundi sur le réseau social X par le compte anonyme «Balance ton Claude», dont l'un des administrateurs s'est révélé être l'essayiste et chroniqueur du Figaro, Samuel Fitoussi.

Celui-ci a affirmé que le livre avait été «presque intégralement» écrit par une intelligence artificielle, après en avoir fait analyser des extraits par le logiciel américain Pangram.

A ces accusations se sont ajoutées mercredi des allégations de plagiat au Canada pour des textes publiés il y a plus de dix ans. Le quotidien québécois La Presse a notamment indiqué avoir constaté qu'une de ses chroniques publiée en 2013 était dans sa «quasi-totalité» une «traduction légèrement remaniée» d'un article diffusé quelques jours plus tôt par le journal philippin The Philippine Star, toujours accessible en ligne.

L'écrivain a dénoncé jeudi auprès de l'AFP une «volonté» de le «faire taire». (ats/blg/afp/svp)

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