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Image d'illustration.Image: Shutterstock

Faux tests positifs utilisés pour faire rester les touristes plus longtemps

Les vacances d'un couple romand ont viré au cauchemar. Pendant une dizaine de jours, ils sont restés bloqués dans la capitale des Maldives. Un peu comme une quarantaine. A une différence près: ils n'étaient pas malades du Covid. On vous explique.
27.05.2021, 11:2927.05.2021, 15:09

La pandémie est-elle en phase de devenir une aubaine pour faire rester les touristes plus longtemps dans un pays? Aux Maldives, cela semble bien être le cas. C'est ce que révèle le témoignage d'un couple romand, publié sur bluewin.ch.

Des tests Covid falsifiés

Axelle et Jordan sont arrivés aux Maldives le 10 mai dernier. Partis pour profiter d'un séjour magique sous les tropiques, rien ne s'est passé comme prévu, à l'approche de la date du départ. La Suissesse, originaire du Nord vaudois, raconte:

«L'hôtel nous a proposé de faire des tests PCR le vendredi pour notre départ le samedi. Par la suite, nous avons reçu un SMS nous disant que ces derniers n'avaient pas pu être envoyés au laboratoire, mais que nous ne devions pas être inquiets, car il était possible d'en faire en 20 minutes à l'aéroport. Nous trouvions cela bizarre, mais nous avons fait confiance.»
Axelle, touriste aux Maldives

Le jour du départ, nouveau message de l'établissement: les tests ont été transférés. Les résultats arriveront à l'aéroport. Tout est réglé. Les Vaudois, ainsi que deux autres couples de touristes – des Espagnols et des Américains – qui ont séjourné dans le même hôtel, sont donc placés dans une salle de l'aéroport en attendant le précieux sésame pour rentrer chez eux.

Une pratique «commune»?

Après quatre heures d'attente, le verdict tombe: les tests sont positifs. Le couple reçoit ensuite les documents plus détaillés: les tests PCR des femmes sont négatifs, ceux des hommes sont positifs.

Mais Axelle n'est pas dupe: quelque chose cloche. «Les polices de caractère étaient différentes, on voyait que quelque chose ne jouait pas», se souvient-t-elle. Et de poursuivre:

«Un manager d'hôtel nous a expliqué ouvertement que les faux tests positifs étaient quelque chose de commun ici»

A partir de ce moment là, les vacances de rêve virent (vraiment) au cauchemar. Le couple doit se mettre en quarantaine. Ils s'installent dans un hôtel «à la limite de la salubrité». Et leur porte-monnaie en souffre: «Dès notre arrivée, on nous a demandé de débourser 2600 francs pour le séjour».

Dénouement positif

Mais les amoureux ne lâchent rien. Ils insistent pour obtenir de nouveaux tests PCR. Le 25 mai, Axelle reçoit un nouveau résultat négatif tout comme Jordan, son compagnon. Mais problème: ils ne peuvent pas partir sans un document officiel du gouvernement.

Selon la rédaction de Bluewin, la situation s'est entre temps débloquée. Aux dernières nouvelles, le couple était sur le chemin du retour. (hkr)

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source: keystone / jean-christophe bott
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