Morandini est (encore une fois) définitivement condamné
Jean-Marc Morandini est définitivement condamné pour harcèlement sexuel: l'animateur télé français s'est désisté jeudi de son pourvoi en cassation contre sa sentence. L'AFP a appris la nouvelle de source judiciaire, confirmant une information de BFMTV.
Le 14 janvier, la Cour de cassation a déjà rendu définitive une autre condamnation à son encontre, pour corruption de mineurs. Malgré cela, la chaîne Cnews a maintenu l'animateur sur ses plateaux, entraînant une prise de distance de plusieurs figures et la mise sous pression de la chaîne.
Sursis, amende et suivi psy
Dans l'affaire de harcèlement sexuel, Jean-Marc Morandini a été condamné en appel en janvier 2025 à 18 mois de prison avec sursis, reconnu coupable d'avoir «usé de pressions pour obtenir un acte sexuel» de la part d'un jeune comédien.
La cour d'appel de Paris a aggravé la peine de six mois d'emprisonnement avec sursis prononcée en première instance, en août 2023, à l'encontre de l'animateur, aujourd'hui âgé de 60 ans.
Jean-Marc Morandini doit en outre payer une amende de 10 000 euros et indemniser Gabriel, la victime de harcèlement. Il a également l'obligation de suivre des soins psychologiques.
Dans cette affaire révélée en 2016 par le magazine Les Inrocks, l'animateur était poursuivi pour avoir encouragé des comédiens, âgés de 19 à 26 ans au moment des faits, entre juin et septembre 2015, à s'exhiber nus pour les castings d'une web-série intitulée «Les Faucons», dont il était le producteur.
Déguisé en «Catherine»
Une pseudo directrice de casting, Catherine Leclerc – qui n'était autre que Jean-Marc Morandini sous pseudonyme – leur a alors adressé des courriels pour leur demander avec insistance d'envoyer des vidéos d'eux nus, le pubis rasé, et de scènes de masturbation – parfois avec éjaculation.
Selon les enquêteurs, le «personnage totalement fictif» de Catherine Leclerc, constituait une «figure maternelle et sécurisante inspirant confiance» notamment au plus jeune des plaignants, Gabriel, comédien sans agent, sans formation et sans expérience du milieu du cinéma, l'incitant «à toujours repousser ses limites dans l'acte de nature sexuelle, sous le prétexte allégué de travailler sa posture de comédien».
Le jeune homme a notamment reçu en août 2015 deux mails de la fausse Catherine, signés «maman», lui demandant s'il était prêt à faire une fellation à Jean-Marc Morandini, «qui n'est pas n'importe qui».
Depuis la non-admission le 14 janvier par la Cour de cassation de son pourvoi, Jean-Marc Morandini est également définitivement condamné à deux ans de prison avec sursis pour corruption de mineurs, pour des messages de nature sexuelle envoyés à trois adolescents entre 2009 et 2016. (tam/ats)
