Le tennis teste une parade contre les «balles de merde»
Wawrinka, Gasquet, Tsitsipas, Alcaraz, Djokovic, Fritz, Medvedev ou encore Zverev pas plus tard que ce samedi à Vienne: la liste des stars du tennis qui ont pesté contre les balles, ces trois dernières années, est longue.
Avec également d'autres collègues du circuit, ils critiquent l'absence d'uniformisation sur le circuit, avec des modèles et des marques qui changent de tournoi en tournoi. Cette hétérogénéité des balles a de quoi compliquer l'adaptation et, au final, la qualité de jeu. Certains tennismen voient aussi un lien avec leurs blessures.
Un autre reproche souvent entendu concerne la qualité des balles. Selon plusieurs joueurs, elle aurait diminué après le Covid. Richard Gasquet, retraité depuis l'été 2025, témoignait par exemple dans L'Equipe en 2023:
Des balles qui s'usent plus vite, gonflent et deviennent lentes: voilà les principaux reproches. Des balles usées peuvent augmenter les risques de blessures, en obligeant les joueurs à engager encore plus leur corps pour obtenir de la puissance et des effets dans les frappes.
Pour éviter ces problèmes et ces plaintes, l'ATP – l'instance du circuit masculin – a pris une mesure innovante, fait savoir le site Tennis Temple. Elle sera testée lors du tournoi de Stockholm (un ATP 250, du 8 au 14 novembre).
Tennis Temple rappelle qu'un test est actuellement mené sur le circuit Challenger (deuxième division mondiale), avec des balles changées tous les cinq jeux.
Si cette initiative réjouit sûrement beaucoup de joueurs, elle a de quoi poser un autre souci: comme beaucoup de sports professionnels, le tennis est pointé du doigt pour son empreinte écologique (voyages, hôtels, matériel, etc.), même s'il a entrepris des actions pour la réduire.
Augmenter durablement le nombre de balles utilisées, qui sont encore aujourd'hui difficiles à recycler, irait à l'encontre de ces efforts.
