Une éléphante au «fort caractère» et ses filles débarquent à Bâle
Le zoo de Bâle accueille à nouveau un groupe d'éléphants, après le transfert, en mars dernier, des deux dernières femelles de l'institution. Avec l'arrivée de trois nouvelles éléphantes de la même lignée, la reproduction pourrait être envisagée au plus tard en 2027.
Le trio d'éléphants d'Afrique se compose de Tika, âgée de 18 ans, et de ses deux filles, Kimana (6 ans) et Mali (3 ans), annonce jeudi le zoo de Bâle. Elles sont arrivées la veille en provenance de Wuppertal (D). Leur acclimatation est supervisée par deux soigneurs de l'établissement allemand.
Les éléphantes 👇
La rénovation de l'enclos d'origine a nécessité la séparation du troupeau. Tika revendiquait en effet de plus en plus le rôle de femelle dominante, ce qui a engendré des conflits avec sa mère, l'actuelle matriarche du zoo de Wuppertal. Dans ce contexte, la décision de transférer une lignée de femelles étroitement apparentées s'est imposée, explique le zoo bâlois.
Bouger des éléphantes, c'est du job...
Le transfert a été effectué en concertation avec le programme européen d'élevage et de conservation pour les espèces menacées (EEP). Tika montre un caractère bien trempé et a un potentiel pour devenir la femelle dominante. Son père, le mâle Tusker, était aussi un pensionnaire du zoo de Bâle. Atteint de la tuberculose, il avait dû être euthanasié en août 2023.
Nouveau chapitre
La reproduction est envisagée à terme, mais ce n'est pas une priorité actuellement. Un mâle pourrait rejoindre le groupe au plus tôt au printemps 2027. Les responsables bâlois sont déjà en discussion avec l'EEP à ce sujet.
Ça sent comment Bâle?
Pour le zoo de Bâle, c'est donc un nouveau chapitre qui s'ouvre. Depuis fin mars, il ne détenait plus d'éléphants. Les femelles Maya et Rosy ont en effet été transférées dans des parcs distincts en France, en raison des tensions qui les opposaient après le décès de la femelle dominante Heri, survenu en juin 2025. (jah/ats)
