Une arnaqueuse «élégante et agréable» sévit dans les gares CFF
«Pourquoi ai-je prêté autant d'argent à une parfaite inconnue, alors que toutes les sonnettes d'alarme retentissaient?» Depuis le 12 septembre, Stefanie se repasse la scène. Ce soir-là, vers 22 heures, elle attend son bus à la gare CFF de Bienne lorsqu'une femme blonde et menue l'aborde, raconte Blick.
La femme dit s'appeler Alexandra. Sa mère serait dans un avion et n'arriverait que six heures plus tard. Sans connexion Internet, elle ne pourrait pas payer avec son téléphone et aurait besoin de 105 francs pour dormir à l'hôtel. Sa mère la rembourserait par Twint.
Stefanie accepte, malgré ses doutes. Pour la rassurer, Alexandra lui laisse son numéro et celui de sa prétendue mère. Lorsque Stefanie écrit à cette dernière, elle découvre le pot aux roses. «Ce n'était pas du tout sa mère, mais Jenny*, une autre de ses victimes.»
La Biennoise entre ensuite en contact avec plusieurs victimes présumées. L'une d'elles aurait photographié la carte d'identité d'Alexandra. Plusieurs femmes disent reconnaître la suspecte sur le document, sans qu'il soit possible de savoir si celui-ci est authentique.
Stefanie a tenté de déposer plainte à Bienne. «Comme j'ai donné l'argent volontairement, la police ne veut rien faire», déplore-t-elle auprès de Blick. La police cantonale bernoise explique à nos confrères que les faits ont été considérés comme relevant du droit civil, faute «d'élément concret» permettant de soupçonner une infraction pénale. Elle précise toutefois que plusieurs cas similaires pourraient justifier des investigations plus approfondies. (hun)
*prénoms d'emprunt
